Le trentenaire s'est donné la mort dans la nuit de dimanche à lundi à Nanterre, avec son arme de service. Il était père de deux enfants.
Source:Le Figaro.
Un acte «effroyable», symbole «une nouvelle fois» du malaise vécu par les forces de l'ordre, se désole une source syndicale. Dans la nuit de dimanche à lundi, un policier s'est donné la mort à Nanterre, le 59e depuis le début de l'année 2019. La scène a eu lieu aux alentours de 2 heures du matin, au sein du Centre d'information et de commandement de l'état-major de la police des Hauts-de-Seine, à proximité du centre névralgique de la direction territoriale.
Alors qu'il se trouvait avec ses collègues dans une salle, le fonctionnaire, gardien de la paix, s'est éloigné, «mis à l'écart dans l'entrée, s'est assis dans un fauteuil et a tiré avec son arme de service», a indiqué le parquet nanterrois. «Plus de 50% des policiers utilisent leur arme de service pour se suicider», déplore une source syndicale au Figaro.
L'agent, qui travaillait comme opérateur radio, a écrit trois lettres avant de mourir. Dans la première missive, adressée à sa famille et à sa femme, l'homme né en 1980 demande à son épouse de «continuer à élever ses deux jeunes enfants du mieux qu'elle peut» et de «continuer à vivre normalement», indique une source bien informée. Dans la deuxième lettre, adressée aux pompiers, il réclame qu'on le laisse mourir si jamais il est gravement blessé. La troisième lettre, elle, traite du malaise de la police. Un courrier «très généraliste, dans lequel il ne s'incrimine pas vraiment, ne se peint pas comme victime», précise la même source. L'auteur n'a «pas mis en cause sa hiérarchie», a affirmé le parquet de Nanterre lundi.
Un syndicaliste actif:
Comme souvent dans la police, les causes de la mort n'ont pas été identifiées pour l'instant. Une enquête a été ouverte, confiée au Service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine et à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Selon nos informations, le père de famille n'était pas suivi par une cellule de veille psychologique.
Ce sous-brigadier, ancien CRS, était aussi délégué au sein du syndicat Alliance. D'après nos informations, il était un élément actif et très en pointe dans la lutte syndicale, qui participait aux réunions, animait et posait des questions. «Rien ne laissait présager un tel acte», assure-t-on dans son entourage.
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... s-20191230

