Relax a écrit : 12 avril 2020 20:35
Hdelapampa a écrit : 08 avril 2020 17:33
A latresne:
Où et quand suis-je antisémite?
Le simple fait de remettre en cause le droit des juifs à vivre en paix dans leur état, et uniquement le droit des juifs, relève déjà de antisémitisme.
1) Non, ta définition ne correspond pas à celle des dictionnaires y compris des éditions postérieures à 1947.
Ni à celle de la loi française qui réprime l'antisémitisme.
Je te le rappelle: ici, tu n'es pas en Terre Promise.
https://www.histoire-immigration.fr/que ... isemitisme
Aujourd'hui, l'antisémitisme s'exprime à travers des profanations de cimetières ou de synagogues, des refus de services, des injures ou des propos diffamatoires et insultants, que l'on peut trouver auusi bien dans des tracts, des inscriptions, des affiches, des bandes dessinées, des sites Internet qu'avec des objets véhiculant l’idéologie nazie.
Des réactions et des sentiments antisémites accompagnent parfois des événements internationaux, notamment le conflit israélo-palestinien, mais la critique de la politique des États ou la réaction à des événements extérieurs ne sauraient, en aucun cas, être confondues avec les manifestations de racisme et d'antisémitisme qui portent atteinte aux personnes.
Les moyens de lutte
L'antisémitisme est condamné par la loi dans tous les pays démocratiques. Sa dénonciation donne lieu à une importante production scientifique et littéraire, à des œuvres cinématographiques ou télévisuelles de grande qualité. De nombreuses initiatives en matière de coopération et d'échanges internationaux perpétuent la mémoire des crimes commis au nom de l'antisémitisme pour prévenir de nouvelles formes de racisme.
2) Pour ce qui est du droit des peuples à vivre en paix dans leur état, je suis d'accord avec toi.
Mais un état a des frontières.
S'il installe ses ressortissants à l'extérieur de ses frontières, c'est de la colonisation et c'est illégal.
Les résolutions du Conseil de Sécurité ont valeur de loi et Israël est bel et bien hors la loi.
La décision de Donald Trump n'est pas rétroactive.
Je rappelle que quinze états(dont les USA) siègent au CS.
Pour que la décision de Trump ait des conséquences pour l'avenir, il faut un vote du Conseil de Sécurité.
https://www.un.org/securitycouncil/fr/c ... nt-members
Membres permanents et membres non permanents
Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont cinq membres permanents : Chine, États-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni, et 10 membres élus par l'Assemblée générale pour un mandat de deux ans :
Afrique du Sud (2020)
Allemagne (2020)
Belgique (2020)
Estonie (2021)
Indonésie (2020)
Niger (2019)
République Dominicaine (2020)
Saint Vincent et les Grenadines (2021)
Tunisie (2021)
Viet Nam (2021)
3) Si la Palestine mandataire avait dans ses attributions de permettre l'établissement d'un foyer national juif (traité de Sèvres), il ne s'agissait pas d'un état. Sinon, c'est le mot état qui aurait été employé.
Pour créer un état, plus exactement deux états en Palestine, il fallait une AUTRE autorité que le traité de Sèvres : celle de l'AG de l'ONU
et c'est bien ainsi que les choses se sont passées: pas d'Israël avant novembre 1947.
4) Sur l'OLP, il ne t'appartient pas de dire qui est légitime à avoir dirigé l'OLP. Si son premier dirigeant avait un passeport saoudien, Arafat était égyptien de nationalité légale et ça n'a rien d'étonnant dans la situation où se trouvait la Palestine à leur époque (Empire Ottoman, mandat britannique pour la Palestine.
Tu t'acharnes. Libre à toi: je m'en moque complètement, car c'est enfantin, puéril.
5) Les accords d'Oslo II:
Première observation: c'est un accord conclu entre l'Etat d'Israël et les représentants d'un Peuple qui, selon toi, n'existe pas?
En signant cet accord, l'Etat d'Israël et l'OLP se reconnaissent mutuellement.
Ca a du t'échapper...
https://www.lesclesdumoyenorient.com/Os ... -Taba.html
Les principes d’Oslo II
Le 28 septembre 1995, les accords négociés à Taba en Egypte sont signés à Washington. Ces accords d’Oslo II ou de Taba ne suscitent pas le même enthousiasme que les accords d’Oslo I. Ils prévoient la mise en application de la déclaration de principe d’Oslo I, définissant les échéances et les conditions de l’autonomie des Palestiniens. Plusieurs décisions sont prises : sur le plan territorial, sur le retrait des troupes israéliennes de Cisjordanie, sur le plan politique palestinien et sur le plan économique.
- Sur le plan territorial, la Cisjordanie est divisée en trois zones.
La zone A est composée des villes de Jénine, Naplouse, Tulkarem, Kalkiya, Ramallah et Bethléem ainsi que de la ville de Jéricho, déjà autonome depuis mai 1994. Ces villes représentent 3% de la Cisjordanie et 20% de la population.
La zone B est composée de la quasi totalité des villages palestiniens de Cisjordanie (environ 450), ce qui représente 27% de la Cisjordanie et 70% de la population.
La zone A et la zone B représentent 90% de la population de Cisjordanie.
La zone C est composée du reste de la Cisjordanie, ce qui représente 70% du territoire, et comprend surtout des colonies juives et peu de population palestinienne.
- Sur le plan politique, des élections sont prévues afin d’élire au suffrage universel un Conseil palestinien composé de 82 membres et un président du Conseil. Ce Conseil disposera des pouvoirs législatifs et exécutifs.
- Sur le plan économique, les relations entre Israël et les Palestiniens qui ont fait l’objet d’un accord signé le 29 février 1994 à Paris sont reprises. La question de l’eau n’est en revanche pas réglée.
- L’OLP doit s’engager à abroger dans sa charte les articles évoquant la destruction d’Israël : « L’OLP s’engage à ce que, dans les deux mois suivant l’entrée en fonction du Conseil, le Conseil National palestinien se réunisse et approuve formellement les changements nécessaires relatifs à la Charte Palestinienne » (clause 9 de l’article XXXI).
- Les négociations sur le statut final sont fixées au 5 mai 1996, au plus tard.
Les résultats d’Oslo II
- Sur le plan territorial, les villes de la zone A sont évacuées par l’armée israélienne fin 1995 et passent sous le contrôle de l’Autorité palestinienne, à l’exception d’Hébron, qui doit être évacuée par Israël à la suite des élections palestiniennes. Dans cette zone, l’Autorité palestinienne exerce ses compétences, y compris celles de la police. Dans la zone B, l’armée israélienne se retire des villages palestiniens, et cette zone passe également sous le contrôle de l’Autorité palestinienne, mais de manière partielle car Israël y assure toujours la sécurité et la lutte contre le terrorisme. La zone C reste sous le contrôle d’Israël. La zone A est donc sous le contrôle exclusif de l’Autorité palestinienne, la zone B sous le contrôle mixte et la zone C sous contrôle exclusif d’Israël. L’Autorité palestinienne contrôle ainsi plusieurs enclaves palestiniennes sur un territoire qui n’est pas continu.
- Sur le plan politique, le Conseil palestinien est élu le 20 janvier 1996, et Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne.
- Le Conseil National palestinien, réuni à Gaza en avril 1996, abroge les articles de la charte palestinienne mentionnant la destruction d’Israël.
Les négociations sur le statut final sont bloquées en revanche à la suite de l’élection de Benyamin Netanyahou le 29 mai 1996. Elles reprendront en 1999, à la suite de l’élection d’Ehoud Barak.
A la suite d’Oslo II, le Premier ministre israélien Itzhak Rabin est assassiné le 4 novembre 1995 par un Israélien qui lui reproche d’abandonner les terres du peuple juif. Mais son assassinat ne remet pas en cause l’application des accords d’Oslo II.
Les accords n'autorisent donc pas la poursuite de la colonisation en zone C.
Ce n'est pas écrit, donc ce n'est pas permis.
Contrôler (pour des raisons de sécurité (pas de nouvelles constructions palestiniennes ne signifie pas "colonisation juive": il s'agit plutôt d'un no man's land.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_C_(T ... estiniens)
De plus, concernant la zone C, Israël a pris des décisions unilatérales et hors de l'accord.
Les zones A et B sont choisies de manière à n'inclure que des Palestiniens, en traçant des lignes autour des centres de population palestiniens au moment de la signature de l’Accord. La zone C est définie comme "des zones de la Cisjordanie situées en dehors des zones A et B, qui, à l'exception des questions qui seront négociées lors des négociations sur le statut permanent, seront progressivement transférées à la juridiction palestinienne conformément à cet accord"3. La zone A représente environ 18 % de la Cisjordanie et la zone B environ 22 %, qui comprennent toutes deux quelque 2,8 millions de Palestiniens10.
En 1995, lors de la première phase, la zone C représentait initialement autour de 72–74% de la Cisjordanie. Suite aux Accords de Wye Plantation, de 1998, Israël doit se retirer d'environ 13% supplémentaires de la zone C, vers la zone B, ce qui a officiellement réduit la zone C à environ 61% de la Cisjordanie11,12. Cependant Israël, se retire de seulement 2% de la Zone C13 et lors de l'opération Rempart, en 2002, l'Armée israélienne réoccupe tout le territoire. En 2013, la zone C comprend officiellement environ 63% de la Cisjordanie, avec les colonies, les avant-postes et les terres d'État14. Jérusalem-Est, le no man's land et de la partie palestinienne de la mer Morte font également partie du pourcentage.
Faut-il rappeler aussi que cet accord (celui d'Oslo) n'en est pas un car il n'a pas été finalisé puis signé. Le gel pour 10 mois de la colonisation en Cisjordanie, le temps de la poursuite des négociations pour finalisation de l'accord, n'a pas été respecté par la partie israélienne ...après l'assassinat de Yitzhak Rabin par un terroriste extr'miste juif.
Les projets d'accord d'Oslo I et II nont donc qu'une valeur indicative d'intentions,
pas celle d'un traité.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"