Tu as une lecture marxiste de l'histoire du monde.crepenutella a écrit : 05 mai 2020 19:05Alors, le "c'est comme ça", ne prévient aucunement les changements impromptus. Et à un moment donné, il s'agit de se prémunir contre l'éventualité où même avec l'expérience soviétique...une partie de la population se sentirait autorisée à se défouler sur la bourgeoisie et établir un régime spoliant tous leurs biens. Alors ensuite évidemment, ce serait une dictature à 9 chance sur 10. Mais ça défoule, et dans l'histoire des "bonnes familles" on été violées, battues, assassinées, leurs biens volés et redistribués. Et même après une restauration d'un régime capitaliste...les bourgeois ne retrouverons pas leurs biens, comme ils ne les ont pas retrouvé en Russie. Et les morts resteront morts. Alors il s'agit quand même pour la bourgeoisie d'avoir à l'esprit en permanence qu'ils peuvent mourir à tout instant, et que dans ces conditions, ils doivent être conciliants et révérencieux envers les salariés.Victor a écrit : 05 mai 2020 18:52 On encule les mouches avec ce type de "réflexion".
Il y a la réalité c'est à dire un monde où il y a des entreprises, des employeurs et des employés.
Et évidemment l'employeur ce n'est pas l'employé et inversement.
Voilà c'est comme cela. Et tourner la question dans tous les sens ne sert absolument à rien.
Ce qui est utile, c'est le dialogue social (comme le fait par exemple la CFDT) dans un but d'améliorer conjointement l'économie et le social et tout le reste c'est de la théorie futile.
Si le capitalisme semble être quasi immuable, ce n'est pas le cas des bonnes familles qui peuvent être aisément remplacé par la violence pourvu qu'on soit près à accepter une phase de crise...mais vu que justement on les enchaine...attention donc.
Je vais te donner un très bon exemple, tu vas comprendre de quoi je parle:
L'Empire chinois à durée 2000 ans grosso-modo, dans ses institutions et selon une même idéologie pour l'essentiel. Cela ne signifie pas que son histoire est linéaire. A intervalle régulier le pouvoir s'affaiblissait à cause de la corruption et de l'accumulation des richesses affaiblissant le pouvoir central et créant du mécontentement. Des réseaux d'influence apparaissaient, des armées se pressaient aux frontières profitant des tensions internes, et la dynastie impériale était renversée au profit d'une autre. A la suite de quoi l'organisation ne changeait pratiquement pas. Tous les fonctionnaires restaient à leur place car ils étaient utiles au nouveau pouvoir. Par contre la famille impériale était assassinée, et les soutiens du nouveau pouvoir prenaient tous les biens de l'aristocratie en place pour la remplacer partout sur le territoire, dans un bain de sang souvent. Voila comment un système peut rester en place longtemps tout en se renouvelant. Voila en somme ce qui s'est passé en Russie si l'on ne regarde que le squelette des événements.
En d'autre terme le capitalisme libéral peut durer 1000 ans, cela n'empêchera pas des bains de sang et des révoltes, ainsi que le remplacement sporadique des élites par d'autres. Donc il s'agit de gérer la paix social avec doigté.
Mais si tu prends un peu de hauteur, tu te rends compte que ce n'est pas cette "lutte des classes" et cette lutte du "prolétariat" contre la "bourgeoisie" qui est le moteur de l'histoire humaine.
A l'extrême limite, on peut considérer que la révolution de 1917 comme une résultante de cette "lutte des classes" et encore, cette révolution s'explique avant tout par le caractère ultra-morbide de la première guerre mondiale.
Pendant des millénaires le moteur de l'Histoire a été les empires, le développement des empires puis leur chute.
