Crapulax a écrit : 05 janvier 2020 14:35 Cédric Chouviat, qui avait eu un malaise cardiaque vendredi lors d’un contrôle de police, quai Branly (VIIe), est décédé ce dimanche matin à l’hôpital Georges-Pompidou.
Sa famille envisage de porter plainte.
Source:Le Parisien.
Cédric Chouviat, ce livreur de 42 ans, victime d'un accident cardiaque après un contrôle de police vendredi, quai Branly (VIIe), est décédé ce dimanche matin, à 3 h 30, à l'hôpital Georges-Pompidou (XVe), où il avait été admis entre la vie et la mort.
L'avocat de la famille de ce père de cinq enfants, ancien joueur de football et demi-frère de l'ex-international Marvin Martin, ont diffusé un appel à témoins sur les réseaux sociaux, pour éclaircir les circonstances de cette interpellation.
« Il est probable que le cerveau de Cédric n'ait pas été suffisamment oxygéné pendant quelques minutes, détaille Maître Alimi, ce qui ouvre plusieurs hypothèses, comme un plaquage ventral, ou une clé d'étranglement. Nous avons toutes les raisons de croire, en tout cas, qu'il ne s'agit pas d'un arrêt cardiaque spontané, mais provoqué. L'autopsie qui va être pratiquée nous permettra d'en savoir plus, et notamment si les policiers sont à l'origine de ce drame. Cédric souffrait certes d'hypertension artérielle, mais il n'avait jamais eu le moindre malaise cardiaque de quelque nature que ce soit ».
Une enquête en cours:
En fonction des éléments qu'apporteront d'éventuels témoins de la scène et des résultats médicaux, la famille de la victime et son conseil évoquent l'hypothèse de déposer une plainte, tandis qu'une enquête de l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale, la « police des polices », est en cours.
La scène s'est déroulée ce vendredi 3 janvier, entre 9 h 40 et 10 h 10, à l'angle de l'avenue de Suffren et du Quai Branly. Cédric, qui circule à scooter, est contrôlé par une patrouille, et la confrontation se passe mal : les insultes pleuvent, puis, à deux reprises, le quadragénaire cherche à filmer la scène, avant qu'un policier le repousse.
Alors que l'homme est menotté, les forces de l'ordre remarquent que son visage est bleu : il est en arrêt cardiaque. En attendant l'arrivée des secours, les policiers commencent un massage, mais lorsque Cédric arrive à l'hôpital Georges-Pompidou, son pronostic vital est engagé et il est placé sous respirateur. Jusqu'à son décès, ce matin.
http://www.leparisien.fr/paris-75/malai ... 229168.php
Enfin, des informations osent sortir sur ce "malaise cardiaque" lancé à la face des franchouillards de droite pour expliquer la mort de ce livreur...qui avait été si opportunément arrêté parce qu'il faisait un rodéo meurtrier sur son scooter volé qui pétaradait armé d'une kalachnikov, comme à Dijon, où les flics étaient aux abonnés absents:
"J'étouffe" : les derniers mots de Cédric Chouviat, mort après une interpellation violente à Paris en janvier dernier
Les experts ont disséqué les différents enregistrements de la scène pour reconstituer les échanges entre Cédric Chouviat et les policiers durant l'interpellation de ce livreur à scooter âgé de 42 ans.
Cédric Chouviat, livreur à scooter de 42 ans mort à la suite d'un contrôle routier qui a dégénéré, a crié à sept reprises "j'étouffe" aux fonctionnaires qui l'interpellaient quai Branly à Paris le 3 janvier 2020, selon un rapport d'expertise que franceinfo a pu consulter lundi 22 juin, confirmant une information du Monde et de Mediapart. Cédric Chouviat, plaqué et maintenu au sol, avait perdu connaissance et était décédé deux jours plus tard à l'hôpital.
Le rapport se fonde sur des vidéos tournées avec des téléphones portables, par la victime, par un policier et par un automobiliste. En analysant la bande son, les experts établissent que dans un premier temps, "l'échange est relativement correct, même si nous pouvons ressentir une forme de provocation ou de défiance dans les paroles de la personne contrôlée". Puis le ton monte : "Allez les provinciaux, mettez toutes les amendes que vous voulez vous kiffez faire ça", a notamment lancé Cédric Chouviat aux policiers, qu'il qualifie de "vrais clowns".
A la fin du contrôle, l'un des fonctionnaires lui demande à deux reprises d'essuyer sa plaque. "Par contre, 's'il vous plaît' peut-être", lance Cédric Chouviat. Le policier dit alors : "Ouais et alors vous croyez que je vais me mettre à quatre pattes je vais vous sucer la bite aussi."
"Arrête", "je m'arrête", "j'étouffe"
Quelques secondes plus tard, les experts font état de "trois bruits impulsionnels" indéterminés. "Cependant, juste après, la personne précise qu'il vient d'être poussé", indique le rapport. Alors que les policiers veulent de nouveau mettre fin au contrôle, Cédric Chouviat déclare : "Sans votre uniforme, dans la rue, vous n'êtes rien du tout". Il les invective une nouvelle fois et les traite de "clowns". "Tu crois que j'ai peur d'un mec comme toi", lance-t-il, répétant huit fois "pauvre type".
Onze minutes après le début de l'enregistrement, Cédric Chouviat traite un policier de "guignol". Ce dernier décide alors de l'interpeller. A plusieurs reprises, l'interpellé demande aux policiers de "ne pas le toucher", qu'"ils n'ont pas le droit de le toucher”, “d'arrêter de le pousser". Pendant l'interpellation, Cédric Chouviat dit aux policiers "Arrête", "je m'arrête", puis à sept reprises "j'étouffe".
D’après les informations recueillies par franceinfo, les quatre policiers ont été entendus mercredi dernier par l’IGPN, sous le régime de la garde à vue, dans le cadre de l’information judiciaire relative au décès de Cédric Chouviat. Les quatre agents sont convoqués chez les juges d’instruction chargés de l’affaire au début du mois de juillet.
Contacté par franceinfo, Arié Alimi, l'un des avocats de la famille de Cédric Chouviat explique qu'"il incombe désormais à Christophe Castaner d'interdire la technique de plaquage ventral et la clé d'étranglement, sauf à faire envoyer beaucoup de policiers aux assises".
FranceinfoRadio France
Mis à jour le 23/06/2020 | 06:06
publié le 22/06/2020 | 19:45

