plan de relance de 100 milliards

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vincent
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vincent »

CrazyMan a écrit : 04 septembre 2020 23:19
En ce qui concerne notre système social, tu devrais te pencher sur les pays scandinaves dont les coûts sociaux sont plus élevés qu'ici


qu' est ce qu' on met dans la soupière " systéme social " ?

Contrôle des chômeurs : l'exigeante recette danoise - Le Pointwww.lepoint.fr › Économie
4 janv. 2019 - Le taux de chômage n'est-il pas, en novembre 2018, à seulement 4,8 % au Danemark, contre 8,9 % en France ? ... vient à son secours : en 2000, le pays a divisé par plus de deux son taux de chômage. ... Aidés par la culture scandinave du dialogue social, les organisations syndicales et le patronat
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vincent »

CrazyMan a écrit : 05 septembre 2020 16:31
vincent a écrit : 05 septembre 2020 12:41 ...
Macron a mit en route ce qui marche ? Mais qu'est-ce qui marche ?
Comparer quoi aux autres pays ? Quelle politique ? Les politiques économiques misent en place en Europe sont pour la majorité des politiques d'austérité, on voit bien ce que cela donne en effet. Il suffit de regarder dans quel état se trouve les hôpitaux publics.

Tu es comme Victor, tu limites l'économie aux entreprises.

Ce plan de relance est un bon début mais il est insuffisant dans le sens où il vise à aider en priorité le marché et non les ménages les plus démunis.

Tu remarqueras sans doute que les emplois qui n'ont aucune utilité, voir qui sont nuisibles, sont souvent des emplois non précaires. Un infirmier ou un auxiliaire de vie a une utilité sociale hautement plus importante qu'un vulgaire avocat d'affaire.

Inaccessible ? Ne t'en fais pas je n'ai aucunement envie d'occuper un poste de bureaucrate ou de manager débile qui présentera son powerpoint sans intérêt, pour ma part je viens de décrocher un contrat doctoral et ça me convient très bien. Je ne cherche pas l'accumulation d'argent mais à servir le bien-être de la société.
[/quote]

vous ne répondez pasaux questions directes ......sur ces métiers inutiles......
pour ma part je viens de décrocher un contrat doctoral
:mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3: :mdr3:

le type est donc grosso merdo , au niveau de ma petite fille , qui venant de décrocher son diplôme ingénieur INSA a postulé lundi , a un poste de doctorante ......elle est incapable de parler des cadres qui font des powers point , des métiers d' avocats inutiles , des consultants inutiles , etc etc ....bouffon va , inadapté , frustré.....
elle ne met les pieds que sur Linkedin , AIIL ( Association Ingénieur INSA de Lyon ) .....pas le temps de glander sur ce type de forum :mdr3: :mdr3: :mdr3:
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vincent »

Mickey a écrit : 06 septembre 2020 10:25 L'incitation aux études c'est pour justifier l'abondance de fonx dans l'éducation nationale, en contrepartie les étudiants peuvent prétendre à un poste inutile mais gracement payé. Si bien que dans certaines boîtes on trouve plus de cadre que d'ouvriers à commencer par l'administration.
En France le système est bien rodé, on apprend dès le plus jeune âge que travailler de ses mains c'est pas bien et qu'il faut faire des études, système qui a conduit à une pénurie de main d'oeuvre dans des secteurs comme la métallurgie.
Au point qu'aujourd'hui un chaudronnier se gagne 3000€ net à l'embauche, alors que le BAC +7 se retrouve au chomedu avec si il a de la chance, le RSA pour survivre.
L'incitation aux études c'est pour justifier l'abondance de fonx dans l'éducation nationale, en contrepartie les étudiants peuvent prétendre à un poste inutile mais gracement payé. Si bien que dans certaines boîtes on trouve plus de cadre que d'ouvriers à commencer par l'administration.
vous avez travaillé où ?

4,3 millions de cadres en France - Cadre & Dirigeant Magazinewww.cadre-dirigeant-magazine.com › manager › cadre...
31 juil. 2018 - lecture associée Libérez votre entreprise : la mort du statut cadre ... des cadres administratifs et commerciaux d'entreprise, salariés qui ont des

Sachant que le moindre gérant de Sarl a le statut cadre (mais c'est avec son pognon , son travail)
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 04 septembre 2020 23:19
Victor a écrit : 04 septembre 2020 19:17
On avait le système d'assurance chômage le plus généreux !
Et donc aussi le plus coûteux !
Mais pour toi ce n'est pas grave parce qu'il n'y a qu'à faire cotiser les entreprises ...
Sauf qu'en chargeant la barque des entreprises, elles partent vers des terres plus accueillantes et les français paient l'addition sous forme de délocalisation et de chômage.
On finit toujours par payer d'une manière ou d'une autre les politiques démagogiques.
En période de reprise, de croissance, de baisse de chômage, il est tout à fait pertinent de rendre moins généreux le système d'assurance chômage tout comme il est tout à fait pertinent de le rendre bien plus généreux en période de crise.
Cela s'appelle faire de bonnes politiques adaptées à la conjoncture et non des politiques qui suivent des idéologies.
Tu ne comprends pas grand chose mon vieux. Appliquée une politique économique qui ne suit pas d'idéologie est impossible puisque le propre du politique est la lutte d'idéologies pour décider de ce qui est bon ou pas pour la vie de la cité.
Tu te crois objectif mais les idées que tu défends sont soumises à une idéologie politique, tout comme les miennes, celles de tout les économistes et de tout les forumeurs.
En fait je pense que tu comprends ce que je veux faire passer. C'est à dire que si on suit bêtement son idéologie sans tenir de la conjoncture, du contexte national et international, c'est la meilleur manière de faire des mauvaises politiques, c'est à dire des politiques inadaptées au contexte.

On peut trouver des tas d'exemples dans l'histoire économique.
Comme par exemple, en France, la politique de relance keynésienne de la gauche en 1981 qui a dû être arrêtée en catastrophe en 1983.
Tout comme les politiques de rigueur menées au début des années 30, alors qu'il fallait lancer de grandes politiques keynésiennes de relance.

On ne pilote pas de la même manière sur le sec ou sous la pluie. De la même manière, il faut piloter l'économie en fonction des conjonctures et non en fonction d'une idéologie toujours trop rigide.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 04 septembre 2020 23:20
Victor a écrit : 04 septembre 2020 19:53
Dommage, parce que c'est l'indicateur le plus important.
(au fait pourquoi faisait-on avant l'euro des dévaluations dites compétitives, si cela ne servait à rien ???)

Un pays qui perd sa compétitivité va rapidement dans le mur.
Nous avons perdu notre compétitivité depuis des décennies, et effectivement on voit que notre chômage structurel reste très élevé.

Si l'économie française ne va pas complètement dans le mur, c'est parce qu'elle est sous perfusion de dépenses publiques à haute dose (d'où la dette publique qui explose) qui maintiennent artificiellement un pouvoir d'achat des ménages et une économie non productive mais basée uniquement sur un modèle de consommation.
Ah oui, c'est quel indicateur ?
Donnes moi le chiffre et ta manière de mesurer la compétitivité.

Ta compréhension du monde économique est comparable à un étudiant de master d'école de commerce qui a acheté son diplôme 15 000 euros.
Si tu penses que la compétitivité, c'est du vent, réponds à ma question précédente, stp.
Pourquoi donc faire des dévaluations dites compétitives (avec les désavantages d'une dévaluation de la monnaie) si la compétitivité c'est bidon et cela ne sert à rien ???

Autre exemple: Pourquoi la Chine contrôle un maximum sa devise pour la maintenir à un niveau faible ???

Pourquoi des pays baissent les charges et les impôts sur les entreprises quitte à les augmenter sur les ménages, si tout cela c'est pour du vent, pour un concept bidon ???
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 06 septembre 2020 21:17 En fait je pense que tu comprends ce que je veux faire passer. C'est à dire que si on suit bêtement son idéologie sans tenir de la conjoncture, du contexte national et international, c'est la meilleur manière de faire des mauvaises politiques, c'est à dire des politiques inadaptées au contexte.

On peut trouver des tas d'exemples dans l'histoire économique.
Comme par exemple, en France, la politique de relance keynésienne de la gauche en 1981 qui a dû être arrêtée en catastrophe en 1983.
Tout comme les politiques de rigueur menées au début des années 30, alors qu'il fallait lancer de grandes politiques keynésiennes de relance.

On ne pilote pas de la même manière sur le sec ou sous la pluie. De la même manière, il faut piloter l'économie en fonction des conjonctures et non en fonction d'une idéologie toujours trop rigide.
Une idéologie trop rigide ?
Finalement cela reste une question d'appréciation.

Pour toi, piloter l'économie de la bonne manière c'est faire en sorte que le marché se porte bien (ce que je comprends parfaitement) mais tu ne prends pas suffisamment en compte les effets néfastes de notre activité.
Si on se met à envisager que le fait de piloter l'économie de la bonne manière devrait être de, prioritairement, réduire les inégalités (qui au-delà du soucis moral provoque de la violence, du racisme, du populisme que tu aimes tant employé, ect...) et de massivement lutter pour le bio (la Vie sur Terre et donc, par extension, le combustible de notre économie) alors il nous faut modifier certaines choses.

Je ne renie pas un certains côté progressiste au capitalisme, comme les aspects positifs de la mondialisation par exemple (échanges internationaux, ect...) mais je pense que ce modèle est en bout de course. La croissance semble physiquement impossible à maintenir dans le temps puisqu'il faut toujours croître et qu'il semble que les limites de certaines ressources commencent déjà à nous menacer.
C'est assez fascinant, d'un point de vue psychologique cela pourrait faire penser à certains fumeurs qui ne cessent de dire qu'ils vont arrêter de fumer mais qui n'arrêteront sans doute qu'arrivés à la morgue.

Peut-être es-tu plus optimiste que moi.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze
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Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 06 septembre 2020 21:26 Si tu penses que la compétitivité, c'est du vent, réponds à ma question précédente, stp.
Pourquoi donc faire des dévaluations dites compétitives (avec les désavantages d'une dévaluation de la monnaie) si la compétitivité c'est bidon et cela ne sert à rien ???

Autre exemple: Pourquoi la Chine contrôle un maximum sa devise pour la maintenir à un niveau faible ???

Pourquoi des pays baissent les charges et les impôts sur les entreprises quitte à les augmenter sur les ménages, si tout cela c'est pour du vent, pour un concept bidon ???
La guerre de la monnaie, la guerre de l'importation/exportation.

Pourquoi font-ils cela ?
Il n'y a pas qu'une seule vérité en économie étant donné que c'est une activité sociale. Elle est régit par des rapports de force, le rapport de subordination dans le contrat salarial, ect...

J'avoue ne pas bien connaître l'économie internationale (c'est pas ma spé du tout) mais il est certains que la dimension politique internationale entretient des liens étroits avec les politiques monétaires étatique.
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vincent »

CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 00:50
Pour toi, piloter l'économie de la bonne manière c'est faire en sorte que le marché se porte bien (ce que je comprends parfaitement) mais tu ne prends pas suffisamment en compte les effets néfastes de notre activité.
Dans notre monde actuel , la consomation prime . TOUTE baisse du pouvoir d' achat , surtout en France ( voir GJ )
est mal perçu ( doux euphémisme )

Question : qu'est ce qui est le plus dangereux les effets néfastes de notre activité" , ou les effets néfastes d' une sous activité.....laquelle bien sur engendre le chômage comme signe de sous activité .

Si on se met à envisager que le fait de piloter l'économie de la bonne manière devrait être de, prioritairement, réduire les inégalités (qui au-delà du soucis moral provoque de la violence, du racisme, du populisme que tu aimes tant employé, ect...) et de massivement lutter pour le bio (la Vie sur Terre et donc, par extension, le combustible de notre économie) alors il nous faut modifier certaines choses.
C 'est quoi piloter l' économie de la bonne manière ?
Je ne renie pas un certains côté progressiste au capitalisme, comme les aspects positifs de la mondialisation par exemple (échanges internationaux, ect...) mais je pense que ce modèle est en bout de course. La croissance semble physiquement impossible à maintenir dans le temps puisqu'il faut toujours croître et qu'il semble que les limites de certaines ressources commencent déjà à nous menacer.


c 'est la forme actuelle du capitalisme qu' il faut revoir , le capitalisme existe depuis que l' on a bâti le commerce avec la monaie en remplacement du troc ........et l' anti capitalisme de l' URSS , on a vu ce que cela a engendré , au niveau des égalités .......a part ceux de la nomenclaturat , tous égaux , pain secs , échoppes vides
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Re: plan de relance de 100 milliards

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Question gratuite : 100 milliards pour relancer quoi ? Les crèpes suzettes ?
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 00:50
Victor a écrit : 06 septembre 2020 21:17 En fait je pense que tu comprends ce que je veux faire passer. C'est à dire que si on suit bêtement son idéologie sans tenir de la conjoncture, du contexte national et international, c'est la meilleur manière de faire des mauvaises politiques, c'est à dire des politiques inadaptées au contexte.

On peut trouver des tas d'exemples dans l'histoire économique.
Comme par exemple, en France, la politique de relance keynésienne de la gauche en 1981 qui a dû être arrêtée en catastrophe en 1983.
Tout comme les politiques de rigueur menées au début des années 30, alors qu'il fallait lancer de grandes politiques keynésiennes de relance.

On ne pilote pas de la même manière sur le sec ou sous la pluie. De la même manière, il faut piloter l'économie en fonction des conjonctures et non en fonction d'une idéologie toujours trop rigide.
Une idéologie trop rigide ?
Finalement cela reste une question d'appréciation.

Pour toi, piloter l'économie de la bonne manière c'est faire en sorte que le marché se porte bien (ce que je comprends parfaitement) mais tu ne prends pas suffisamment en compte les effets néfastes de notre activité.
Si on se met à envisager que le fait de piloter l'économie de la bonne manière devrait être de, prioritairement, réduire les inégalités (qui au-delà du soucis moral provoque de la violence, du racisme, du populisme que tu aimes tant employé, ect...) et de massivement lutter pour le bio (la Vie sur Terre et donc, par extension, le combustible de notre économie) alors il nous faut modifier certaines choses.

Je ne renie pas un certains côté progressiste au capitalisme, comme les aspects positifs de la mondialisation par exemple (échanges internationaux, ect...) mais je pense que ce modèle est en bout de course. La croissance semble physiquement impossible à maintenir dans le temps puisqu'il faut toujours croître et qu'il semble que les limites de certaines ressources commencent déjà à nous menacer.
C'est assez fascinant, d'un point de vue psychologique cela pourrait faire penser à certains fumeurs qui ne cessent de dire qu'ils vont arrêter de fumer mais qui n'arrêteront sans doute qu'arrivés à la morgue.

Peut-être es-tu plus optimiste que moi.
Ce qui importe, à mon sens, ce n'est pas de discourir sur le capitalisme, le communisme, le socialisme, l'anarchisme, etc.
Mon propos, c'est que justement on doit se méfier de tous ces mots en "isme" qui nous promettent qu'on aura plus besoin de réfléchir par nous-mêmes car en tant qu'idéologie (en fait les nouvelles religions), ils nous apporteront des réponses toutes faites à nos problèmes.

Et en fait, tu as le plus grand mal à t'échapper de ces idéologies. Je dirais même que tu es à fond dans des formes de réflexions qui ne sont que des débats entre différentes idéologies.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par Victor »

CrazyMan a écrit : 07 septembre 2020 01:01
Victor a écrit : 06 septembre 2020 21:26 Si tu penses que la compétitivité, c'est du vent, réponds à ma question précédente, stp.
Pourquoi donc faire des dévaluations dites compétitives (avec les désavantages d'une dévaluation de la monnaie) si la compétitivité c'est bidon et cela ne sert à rien ???

Autre exemple: Pourquoi la Chine contrôle un maximum sa devise pour la maintenir à un niveau faible ???

Pourquoi des pays baissent les charges et les impôts sur les entreprises quitte à les augmenter sur les ménages, si tout cela c'est pour du vent, pour un concept bidon ???
La guerre de la monnaie, la guerre de l'importation/exportation.

Pourquoi font-ils cela ?
Il n'y a pas qu'une seule vérité en économie étant donné que c'est une activité sociale. Elle est régit par des rapports de force, le rapport de subordination dans le contrat salarial, ect...

J'avoue ne pas bien connaître l'économie internationale (c'est pas ma spé du tout) mais il est certains que la dimension politique internationale entretient des liens étroits avec les politiques monétaires étatique.
Comment mesurer la compétitivité d'un pays ?
Pour un pays industriel (sans exportation de pétrole ou de matières premières, de minerais, d'or, de diamants, etc) comme la France, c'est très facile.
Il suffit de regarder le solde de sa balance commerciale.
Si l'on est en fort déficit entre les exportations et les importations de biens manufacturés (comme la France !) et bien cela signifie que nos produits se vendent très mal à l'international mais aussi très mal sur le marché national ...
Et c'est bien le cas de la France. On ne produit plus grand chose en France. On n'est plus compétitif !

Néanmoins, le niveau de vie reste important grâce à l'euro (monnaie forte soutenue par l'Allemagne) et à l'injection permanente d'argent public financé à crédit (explosion de la dette publique !).

Ce qu'il faut comprendre, c'est que le niveau de vie des français est totalement artificiel. Il ne correspond pas du tout à la richesse réelle de notre économie !
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par CrazyMan »

Victor a écrit : 07 septembre 2020 10:10
Ce qui importe, à mon sens, ce n'est pas de discourir sur le capitalisme, le communisme, le socialisme, l'anarchisme, etc.
Mon propos, c'est que justement on doit se méfier de tous ces mots en "isme" qui nous promettent qu'on aura plus besoin de réfléchir par nous-mêmes car en tant qu'idéologie (en fait les nouvelles religions), ils nous apporteront des réponses toutes faites à nos problèmes.

Et en fait, tu as le plus grand mal à t'échapper de ces idéologies. Je dirais même que tu es à fond dans des formes de réflexions qui ne sont que des débats entre différentes idéologies.
Tu ne sembles pas comprendre que tu fais de même, il faudrait faire un peu d'histoire de la pensée économique, tu comprendrais mieux comment sont nées les idées que tu défends.

Notre modèle repose déjà sur l'idéologie.
Les -ismes ne sont pas les nouvelles religions, la nouvelle religion (depuis le processus de rationalisation de la société dans son ensemble) c'est l'efficacité, la compétitivité, l'accumulation de capital, le marché total.
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vincent »

danielle49 a écrit : 07 septembre 2020 09:59 Question gratuite : 100 milliards pour relancer quoi ? Les crèpes suzettes ?
tout ce qui est gratuit sucite la méfiance .....

Réponse ( uniquement pour ceux qui ne suivent pas l' actualité économique )

La France bondit au classement mondial de l’innovation !
INNOVATION

PUBLIÉ LE 02/09/2020 À 11H24 MIS À JOUR LE 02/09/2020 À 14H11



La France progresse de 4 places au classement mondial de l'innovation, se propulsant ainsi au 12ème rang, selon l'indice international GII. Une amélioration remarquable, juge l'INSEAD. La France reste derrière le Royaume-Uni (4ème du classement) et l'Allemagne (9ème).
Cocorico ! Grâce aux importants efforts consentis ces dernières années sur le front de l'innovation, la France a gagné 4 places aux palmarès des pays innovants, se propulsant ainsi au 12ème rang planétaire, selon l'indice international GII pour 2020. "C'est un changement remarquable, car plus on est haut dans le classement, plus il est difficile de progresser", a expliqué Bruno Lanvin, de la grande école de management Insead, qui calcule l'indice tous les ans avec l'université Cornell aux Etats-Unis, et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.

Malgré cette progression, la France reste derrière toutefois les deux autres pays européens de taille comparable, le Royaume-Uni (4ème du classement) et l'Allemagne (9ème), et n'est que le huitième pays européen. La Suisse est le champion mondial de l'innovation selon ce baromètre, qui place les Etats-Unis en troisième position et la Chine à la 14ème place. Pour Bruno Lanvin, responsable du projet à l'Insead, la progression française s'explique par une meilleure capacité du pays à tirer profit d'atout reconnus de longue date, comme la "qualité de son éducation".

Voila a quoi servent les orientations stratégiques de Macron , c'est sur du moyen /long terme , et du courte terme dans le cas suivant

La France est toujours le pays le plus attractif d'Europe pour les industriels étrangers
ERNST & YOUNG
+ SUIVRE

NICOLAS GALLANT PUBLIÉ LE 13/01/2020 À 0H01
La France est toujours le pays le plus attractif d'Europe pour les industriels étrangers
Pixabay
SAUVEGARDER CET ARTICLE
En dépit d’un environnement international complexe et d’une compétitivité encore fragile, la France continue d’aimanter les industriels étrangers. Elle se situe même au 1er rang européen pour les sites de production d’entreprises à capitaux étrangers, devant l’Allemagne !
En dépit de nombreux défis à relever et au-delà des idées reçues, la France continue de bénéficier des faveurs des industriels étrangers. Elle conservait fin 2018 la 1ère place européenne pour les sites de production d’entreprises à capitaux étrangers, avec 339 projets d’implantation et d’extension, devant la Turquie (203) et l’Allemagne (152) ! Et ce, alors que le Royaume-Uni, qui souffre de l’aléa du Brexit depuis 2016, voyait le nombre des ses investissements directs étrangers (IDE) industriels chuter de 35% entre 2017 et 2018, rapporte Ernst & Young dans son Baromètre EY de l’attractivité industrielle de la France.

Il faut dire que les leaders industriels français, puissants et exportateurs dans l’aéronautique, la construction navale ou l’agro-alimentaire, exercent un “effet gravitationnel”, explique le géant de l’audit et du conseil. L’attractivité industrielle premium se matérialise en France par de nouveaux sites de production (68 en 2018), attirés ou fixés par des bassins d’emplois et de compétences sophistiqués, équipés et mieux soutenus par un effort public dans des territoires et secteurs en transition. Au bout du compte, près de 70% des dirigeants d’entreprises étrangères voient un avenir à l’industrie “made in France” et “made by France”.

>> A lire aussi - “Avec l’usine 4.0, notre industrie offre des débouchés inédits et formidables”

Un environnement international complexe
Les règles du jeu mondiales et européennes ont changé, entre ralentissement, protectionnisme et souveraineté. Les tensions commerciales et tentations protectionnistes en Europe et dans le monde pèsent sur les intentions d’investissement, la consommation et la production industrielle dans le monde. Si les Etats-Unis et la Chine sont parvenus à un accord partiel en octobre 2019 prévoyant la suspension des mesures de hausse des tarifs douaniers, les tensions restent vives entre les deux superpuissances.

>> A lire aussi - La France “veut être une plate-forme industrielle de référence”

Les relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne demeurent également tendues : depuis juin 2018, l’administration américaine applique des droits de douane sur l’acier (25%) et l’aluminium (10%) provenant de l’Union européenne et, depuis octobre 2019, sur les avions de ligne (10%) et certains produits agricoles industriels (25%). La France, qui affirme une volonté de protéger ses recettes fiscales et sa propriété intellectuelle dans certains secteurs, est particulièrement visée par les mesures de rétorsion américaines.

Par ailleurs, le climat européen est incertain. La cohésion européenne et sa cohérence économique sont malmenées avec d’une part le Brexit, avec le détachement, quelle qu’en soit la forme, d’une économie majeure, et d’autre part par l’inconnue économique italienne et les blocages créés par certains pays d’Europe Centrale. Interrogées sur les risques qui pourraient affecter à 3 ans l’attractivité de l’Europe, leur premier marché, les entreprises industrielles disent s'inquiéter avant tout du Brexit et des signes d’instabilité politique (38% et 33%), puis du populisme, du protectionnisme, de la démographie ainsi que des stratégies commerciales des Etats-Unis ou des économies émergentes (entre 17 et 22%).

>> A lire aussi - Pourquoi la France redevient attractive

La demande industrielle mondiale marque le coup. L’Allemagne, première puissance industrielle en Europe, n’échappe pas à cette tendance, s’efforçant d’adapter son industrie automobile aux nouvelles normes européennes limitant les émissions de gaz à effet de serre (CO2). L’instabilité des politiques commerciales mondiales ont également impacté la demande internationale de biens d’équipement et les investissements dans l’industrie. La Chine connaît également un essoufflement industriel.

> Notre service - Investissez dans des sociétés innovantes et à fort potentiel de valorisation avant leur introduction en Bourse, le tout en bénéficiant d’un avantage fiscale

L’industrie française s’équilibre entre “made in France” et “made by France”, grâce à un réseau d’implantations internationales des grandes entreprises françaises. Les secteurs phares de l’industrie française sont fragilisés par la chute continue de leurs parts de marché mondiales depuis le début des années 2000, avec une baisse proche des 40% pour la plupart des secteurs. Seule l’aéronautique échappe à cette tendance. D’après l’observatoire Trendeo, certains secteurs traditionnels ont subi un nombre important de fermetures d’usines en France sur la période 2009-2019 : la métallurgie (-130 sites), les imprimeries (-103), la fabrication de meubles (-76), le textile (- 69) et encore l’industrie alimentaire (-49) et l’automobile (-48).

L’industrie française s’internationalise, enfin, et doit également être évaluée à l’aune des revenus générés par les implantations des industries française à l’international, le modèle français privilégiant les localisations à l’étranger sous pavillon français plutôt qu’une logique d’importations directes. Selon EY, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 75% de leur chiffre d’affaires à l’international en 2018, soit 1.002 milliards d’euros, essentiellement via leurs filiales implantées à l’étranger et non pas à partir de sites de production hexagonaux, à l’inverse des multinationales allemandes.

Une compétitivité encore fragile
La France n’est toujours pas parvenue à retrouver le rythme de croissance industrielle observé avant la crise de 2008-2009 (+0,1% en 2018 contre +2,6% en 2007). Plus inquiétant, cette croissance a été très volatile au cours de la dernière décennie, témoignant des difficultés du secteur manufacturier tricolore à s’adapter face à la concurrence et aux ruptures technologiques.

>> A lire aussi - Compétitivité : la France a tout pour devenir le centre d’attraction de l’Europe !

La démographie de notre industrie comparée à celle de l’Allemagne explique en grande partie les difficultés de nos entreprises à “passer à l’échelle” les investissements, le recrutement ou l’innovation. Si l’on se concentre sur les ETI de plus de 250 salariés, la différence entre les deux pays est particulièrement parlante. Quand la France affiche 5.000 ETI environ, l’Allemagne en dénombre 12.500…

>> A lire aussi - Notre manque de compétitivité coûte cher !

Dans l’industrie, la différence entre les deux pays est également marquée puisque l’on recense 216.000 entreprises industrielles en France, contre 270 000 de l’autre côté du Rhin. Cette structure démographique explique les difficultés des entreprises industrielles françaises à atteindre une masse critique pour investir, innover et moderniser ses outils de production (la France compte environ deux fois moins de robots que l’Italie et cinq fois moins que l’Allemagne), exporter (l’économie française ne compte que 125.000 entreprises exportatrices - dont la moitié exportent régulièrement -, soit trois fois moins que l’économie allemande) et recruter.

Pour maintenir notre position concurrentielle dans l’économie mondiale, 37 % des dirigeants interrogés estiment que la France doit prioritairement mettre l’accent sur l’éducation et la formation. L’enquête souligne également qu’entre un quart et un tiers des dirigeants attendent des efforts redoublés dans le cœur de cible de l’industrie en France : le soutien aux PME (36%), aux industries de haute technologie et dans l’innovation (32%), la diminution des coûts de main d’œuvre (32%)… ainsi que la diminution de la pression fiscale (26%).

Investissements étrangers : la France de plus en plus attractive selon Muriel Pénicaud, invitée par Xerfi Canal

Et oui , le chômage qui baissait , les entreprises étrangéres qui s' implantaient en France c' est la résultanate CICE , baisse impôts......et oui
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vivarais »

vincent a écrit : 07 septembre 2020 16:52
tout ce qui est gratuit sucite la méfiance .....

Réponse ( uniquement pour ceux qui ne suivent pas l' actualité économique )

La France bondit au classement mondial de l’innovation !
INNOVATION

PUBLIÉ LE 02/09/2020 À 11H24 MIS À JOUR LE 02/09/2020 À 14H11



La France progresse de 4 places au classement mondial de l'innovation, se propulsant ainsi au 12ème rang, selon l'indice international GII. Une amélioration remarquable, juge l'INSEAD. La France reste derrière le Royaume-Uni (4ème du classement) et l'Allemagne (9ème).
Cocorico ! Grâce aux importants efforts consentis ces dernières années sur le front de l'innovation, la France a gagné 4 places aux palmarès des pays innovants, se propulsant ainsi au 12ème rang planétaire, selon l'indice international GII pour 2020. "C'est un changement remarquable, car plus on est haut dans le classement, plus il est difficile de progresser", a expliqué Bruno Lanvin, de la grande école de management Insead, qui calcule l'indice tous les ans avec l'université Cornell aux Etats-Unis, et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.

Malgré cette progression, la France reste derrière toutefois les deux autres pays européens de taille comparable, le Royaume-Uni (4ème du classement) et l'Allemagne (9ème), et n'est que le huitième pays européen. La Suisse est le champion mondial de l'innovation selon ce baromètre, qui place les Etats-Unis en troisième position et la Chine à la 14ème place. Pour Bruno Lanvin, responsable du projet à l'Insead, la progression française s'explique par une meilleure capacité du pays à tirer profit d'atout reconnus de longue date, comme la "qualité de son éducation".

Voila a quoi servent les orientations stratégiques de Macron , c'est sur du moyen /long terme , et du courte terme dans le cas suivant

La France est toujours le pays le plus attractif d'Europe pour les industriels étrangers
ERNST & YOUNG
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NICOLAS GALLANT PUBLIÉ LE 13/01/2020 À 0H01
La France est toujours le pays le plus attractif d'Europe pour les industriels étrangers
Pixabay
SAUVEGARDER CET ARTICLE
En dépit d’un environnement international complexe et d’une compétitivité encore fragile, la France continue d’aimanter les industriels étrangers. Elle se situe même au 1er rang européen pour les sites de production d’entreprises à capitaux étrangers, devant l’Allemagne !
En dépit de nombreux défis à relever et au-delà des idées reçues, la France continue de bénéficier des faveurs des industriels étrangers. Elle conservait fin 2018 la 1ère place européenne pour les sites de production d’entreprises à capitaux étrangers, avec 339 projets d’implantation et d’extension, devant la Turquie (203) et l’Allemagne (152) ! Et ce, alors que le Royaume-Uni, qui souffre de l’aléa du Brexit depuis 2016, voyait le nombre des ses investissements directs étrangers (IDE) industriels chuter de 35% entre 2017 et 2018, rapporte Ernst & Young dans son Baromètre EY de l’attractivité industrielle de la France.

Il faut dire que les leaders industriels français, puissants et exportateurs dans l’aéronautique, la construction navale ou l’agro-alimentaire, exercent un “effet gravitationnel”, explique le géant de l’audit et du conseil. L’attractivité industrielle premium se matérialise en France par de nouveaux sites de production (68 en 2018), attirés ou fixés par des bassins d’emplois et de compétences sophistiqués, équipés et mieux soutenus par un effort public dans des territoires et secteurs en transition. Au bout du compte, près de 70% des dirigeants d’entreprises étrangères voient un avenir à l’industrie “made in France” et “made by France”.

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Un environnement international complexe
Les règles du jeu mondiales et européennes ont changé, entre ralentissement, protectionnisme et souveraineté. Les tensions commerciales et tentations protectionnistes en Europe et dans le monde pèsent sur les intentions d’investissement, la consommation et la production industrielle dans le monde. Si les Etats-Unis et la Chine sont parvenus à un accord partiel en octobre 2019 prévoyant la suspension des mesures de hausse des tarifs douaniers, les tensions restent vives entre les deux superpuissances.

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Les relations commerciales entre les Etats-Unis et l’Union européenne demeurent également tendues : depuis juin 2018, l’administration américaine applique des droits de douane sur l’acier (25%) et l’aluminium (10%) provenant de l’Union européenne et, depuis octobre 2019, sur les avions de ligne (10%) et certains produits agricoles industriels (25%). La France, qui affirme une volonté de protéger ses recettes fiscales et sa propriété intellectuelle dans certains secteurs, est particulièrement visée par les mesures de rétorsion américaines.

Par ailleurs, le climat européen est incertain. La cohésion européenne et sa cohérence économique sont malmenées avec d’une part le Brexit, avec le détachement, quelle qu’en soit la forme, d’une économie majeure, et d’autre part par l’inconnue économique italienne et les blocages créés par certains pays d’Europe Centrale. Interrogées sur les risques qui pourraient affecter à 3 ans l’attractivité de l’Europe, leur premier marché, les entreprises industrielles disent s'inquiéter avant tout du Brexit et des signes d’instabilité politique (38% et 33%), puis du populisme, du protectionnisme, de la démographie ainsi que des stratégies commerciales des Etats-Unis ou des économies émergentes (entre 17 et 22%).

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La demande industrielle mondiale marque le coup. L’Allemagne, première puissance industrielle en Europe, n’échappe pas à cette tendance, s’efforçant d’adapter son industrie automobile aux nouvelles normes européennes limitant les émissions de gaz à effet de serre (CO2). L’instabilité des politiques commerciales mondiales ont également impacté la demande internationale de biens d’équipement et les investissements dans l’industrie. La Chine connaît également un essoufflement industriel.

> Notre service - Investissez dans des sociétés innovantes et à fort potentiel de valorisation avant leur introduction en Bourse, le tout en bénéficiant d’un avantage fiscale

L’industrie française s’équilibre entre “made in France” et “made by France”, grâce à un réseau d’implantations internationales des grandes entreprises françaises. Les secteurs phares de l’industrie française sont fragilisés par la chute continue de leurs parts de marché mondiales depuis le début des années 2000, avec une baisse proche des 40% pour la plupart des secteurs. Seule l’aéronautique échappe à cette tendance. D’après l’observatoire Trendeo, certains secteurs traditionnels ont subi un nombre important de fermetures d’usines en France sur la période 2009-2019 : la métallurgie (-130 sites), les imprimeries (-103), la fabrication de meubles (-76), le textile (- 69) et encore l’industrie alimentaire (-49) et l’automobile (-48).

L’industrie française s’internationalise, enfin, et doit également être évaluée à l’aune des revenus générés par les implantations des industries française à l’international, le modèle français privilégiant les localisations à l’étranger sous pavillon français plutôt qu’une logique d’importations directes. Selon EY, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 75% de leur chiffre d’affaires à l’international en 2018, soit 1.002 milliards d’euros, essentiellement via leurs filiales implantées à l’étranger et non pas à partir de sites de production hexagonaux, à l’inverse des multinationales allemandes.

Une compétitivité encore fragile
La France n’est toujours pas parvenue à retrouver le rythme de croissance industrielle observé avant la crise de 2008-2009 (+0,1% en 2018 contre +2,6% en 2007). Plus inquiétant, cette croissance a été très volatile au cours de la dernière décennie, témoignant des difficultés du secteur manufacturier tricolore à s’adapter face à la concurrence et aux ruptures technologiques.

>> A lire aussi - Compétitivité : la France a tout pour devenir le centre d’attraction de l’Europe !

La démographie de notre industrie comparée à celle de l’Allemagne explique en grande partie les difficultés de nos entreprises à “passer à l’échelle” les investissements, le recrutement ou l’innovation. Si l’on se concentre sur les ETI de plus de 250 salariés, la différence entre les deux pays est particulièrement parlante. Quand la France affiche 5.000 ETI environ, l’Allemagne en dénombre 12.500…

>> A lire aussi - Notre manque de compétitivité coûte cher !

Dans l’industrie, la différence entre les deux pays est également marquée puisque l’on recense 216.000 entreprises industrielles en France, contre 270 000 de l’autre côté du Rhin. Cette structure démographique explique les difficultés des entreprises industrielles françaises à atteindre une masse critique pour investir, innover et moderniser ses outils de production (la France compte environ deux fois moins de robots que l’Italie et cinq fois moins que l’Allemagne), exporter (l’économie française ne compte que 125.000 entreprises exportatrices - dont la moitié exportent régulièrement -, soit trois fois moins que l’économie allemande) et recruter.

Pour maintenir notre position concurrentielle dans l’économie mondiale, 37 % des dirigeants interrogés estiment que la France doit prioritairement mettre l’accent sur l’éducation et la formation. L’enquête souligne également qu’entre un quart et un tiers des dirigeants attendent des efforts redoublés dans le cœur de cible de l’industrie en France : le soutien aux PME (36%), aux industries de haute technologie et dans l’innovation (32%), la diminution des coûts de main d’œuvre (32%)… ainsi que la diminution de la pression fiscale (26%).

Investissements étrangers : la France de plus en plus attractive selon Muriel Pénicaud, invitée par Xerfi Canal

Et oui , le chômage qui baissait , les entreprises étrangéres qui s' implantaient en France c' est la résultanate CICE , baisse impôts......et oui
surtout quand elles sont reparties après avoir modernisé leur outil de production grâce au CICE (subvention pour investissement)
grâce à la suppression de l'exit taxe de macron elles peuvent partir avec le matériel sans payer de taxes
exemple FORD Tupperware , smart etc
vincent
Posteur DIVIN
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Re: plan de relance de 100 milliards

Message par vincent »

vivarais a écrit : 07 septembre 2020 17:00

surtout quand elles sont reparties après avoir modernisé leur outil de production grâce au CICE (subvention pour investissement)
grâce à la suppression de l'exit taxe de macron elles peuvent partir avec le matériel sans payer de taxes
exemple FORD Tupperware , smart etc

C 'est le solde qui compte ,il y a tj eut des ouvertures , des fermetures avant le CICE , et il y en aura aprés

Le solde était positif, on avait crée 10 000 emplois industriels l' an passé ......la 1 ére fois depuis....

Oui, la France a bien créé des emplois industriels pour la ...www.franceinter.fr › economie › oui-la-france-a-bien-c...
15 nov. 2018 - L'industrie a faiblement recommencé à créer des emplois en 2017, pour la première fois depuis 17 ans. La tendance se poursuit en 2018

malgré.....

elles peuvent partir avec le matériel sans payer de taxes
exemple FORD Tupperware , smart etc


quant a Smart ....elle n' est pasfermée a ce jour , vous allez plus vite que la musique ( RN , défaitiste )

SOLDE DE LA POLITIQUE DE MACRON POSITIVE

( mais dans un débat , vous êtes invité a contredire , avec des chiffres , des faits bien sur
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