The Rat Pack a écrit : 11 septembre 2020 01:44
Comme on vous l'a déjà expliqué plusieurs fois (mais il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre), le virus n'a pas de petites ailes dans le dos pour lui permettre de voyager tranquille. Il a besoin d'un vecteur, les gouttelettes de salives expulsées lors d'une toux, d'un éternuement, ou tout simplement de la respiration...
Le virus est effectivement plus petit que les pores du masque, mais "le virus voyage sur des gouttelettes d’eau plus grosses", expulsées lors d'éternuements, précise-t-il.
Se concentrer sur "la taille des particules virales n'est pas pertinent. C'est la taille des gouttelettes qui contiennent le virus qui importe", soulignait début juillet à l'AFP Julian Leibowitz, professeur en pathogénie microbienne et immunologie à la Texas A&M University.
"Le virus se transmet en grande majorité par des gouttelettes plus grosses, de 5 à 15 microns de diamètre", abonde Patrick Remington, ancien épidémiologiste pour les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) et directeur du Programme de résidence en médecine préventive à l’université de Wisconsin-Madison.
https://factuel.afp.com/non-les-mailles ... e-covid-19
Alors, bien sûr, vous pouvez mettre en avant cette étude:
Une étude montre que les masques chirurgicaux et en coton ne sont pas efficace pour empêcher la propagation du SARS-CoV-2. L’étude, menée dans deux hôpitaux de Séoul (Corée du Sud), a révélé que lorsque des patients Covid-19 toussaient dans l'un ou l'autre type de masque, des gouttelettes de virus étaient libérées dans l'environnement et la surface externe du masque. Les conclusions ont été publiés dans Annals of Internal Medicine.
Mais il faut lire cette étude jusqu'au bout:
Les chercheurs précisent que cette étude ne reflète pas la transmission réelle de l'infection chez les patients atteints de Covid-19 portant différents types de masques. Ils ne savent pas si les masques raccourcissent la distance de déplacement des gouttelettes pendant la toux. Une étude plus approfondie est nécessaire pour déterminer si les masques faciaux diminuent la transmission du virus par des individus asymptomatiques ou par des personnes soupçonnées de Covid-19 qui ne toussent pas.
https://www.pourquoidocteur.fr/Articles ... SARS-CoV-2
Donc, je réitère: entre un "Non" et un "peut-être", je choisis le "peut-être"...
Je parle bien de gouttelettes plus ou moins grosses dans mon post , donc si, je tiens compte des vecteurs de transmission ; celles des éternuements ou de la respiration sont beaucoup plus petites que les autres (0,5 à 5 microns) , et ne sont pas toutes filtrées par les masques
Mais peu importe, je réitère aussi : le débat ne se résume pas à masques/pas masques ou efficacité/inefficacité ; il faut aussi tenir compte de multiples facteurs, comme la situation épidémique
réelle, la distinction intérieur/extérieur, la ventilation du lieu, les possibilités de distanciation, l'état de santé de chacun ...
Il y a en fait tellement de paramètres avant de juger de la pertinence et de l'efficacité des masques qu'on ne peut rien généraliser d'autre que la distanciation et le lavage des mains ; je pense que c'est suffisant ... à chacun de prendre ses responsabilités en fonction des circonstances ;
à l'heure actuelle, on cherche à faire croire que le virus contamine moins quand on court ou qu'on fait du vélo, qu'on mange, qu'on fume, qu'on est chez soi ou seul dans son bureau, qu'on est sur un plateau TV ... c'est grotesque ;
en réalité, on adapte l'obligation du masque en fonction de motivations plus ou moins légitimes, et le summum est de faire croire qu'il existe un risque à l'extérieur alors que de nombreux rassemblements ont prouvé le contraire ... c'est probablement là que se trouve l'hypocrisie la plus flagrante dans un contexte propice aux contestations sociales
L'OMS a toujours affirmé que les masques étaient inutiles voire dangereux ; aujourd'hui, sa position a légèrement changé mais selon ses dernières recommandations, le masque n'est qu'un élément indissociable des autres gestes barrière que personne ne pourra jamais contrôler , au même titre que personne ne pourra jamais vérifier qu'un séropositif ou porteur d'autres joyeusetés met bien des préservatifs lors de rapports sexuels
je prends un exemple extrême pour vous faire comprendre que le risque 0 n'existe pas et que le tout hygiéniste a des limites.
Donc imposer une mesure, dont la nécessité et l'efficacité sont discutables, sans pouvoir en faire de même pour d'autres mesures moins discutables en matière d'efficacité, n'a aucun sens.
J'ai posé une question sur un autre fil à laquelle personne n'a répondu, elle est pourtant cruciale dans ce débat :
le domicile est l'endroit clos par excellence, souvent confiné si non ventilé régulièrement, un grand nombre de clusters se trouve dans la sphère familiale et des réunions de famille ou d'amis .... pour autant, parmi les pro-masques inconditionnels, qui a songé à pousser le raisonnement à l'extrême et acceptera d'en porter chez lui , en famille, entre amis ...? et d'être verbalisé s'il ne se conforme pas à de nouvelles règles ?
vous ne croyez pas qu'à partir du moment où on est capable de l'imposer là où les risques sont minimes, on pourrait aller beaucoup plus loin pour prévenir des risques plus conséquents ? où sont les limites pour vous ?
NB pour info, au RU, ils en sont à contrôler l'intérieur des habitations via des caméras thermiques ... je dis ça, je dis rien ...