Victor a écrit : 26 août 2020 15:38
Je suis d'accord. Autain et Quatennens sortent clairement du lot et surtout pourraient rassembler au-delà de l'électorat strictement LFI. (Surtout Autain).
avant de réunir la gauche , faudrait qu' ils se mettent déja d' accord , sur des pb de société......qui divisent la société..... et là c 'est pas gagné
La stratégie d'abord.
La France insoumise est-elle une force populiste, anti-élite, qui vise à rassembler le peuple ? Ou bien un parti de gauche, qui s'inscrit dans le clivage droite-gauche, et qui cherche à fédérer les autres partis de gauche ?
Clémentine Autain penche pour la deuxième option. Selon la députée de Saint-Saint-Denis, le mauvais score aux européennes s'explique par l'oubli de l'ancrage à gauche, et par l'avènement d'une "logique de clash".
Alexis Corbière, autre député LFI, assume, lui, le mot de « populisme ». Il estime même que c'est grâce à cette stratégie que la France insoumise a tutoyé les 20% de voix à la dernière présidentielle.
Deuxième source de dissensions internes : la ligne politique.
Quel choix entre le souverainisme et l'internationalisme ? Quelle option entre l'universalisme et le communautarisme ? Plus largement, les sujets sociétaux divisent quand les sujets économiques rassemblent. Chez les Insoumis, il est plus facile de vociférer contre la "rapacité du banquier" que d'adopter une position commune et publique, par exemple, sur l'immigration.
Ainsi, à l'automne dernier, Clémentine Autain avait soutenu un manifeste pour l'accueil des migrants, à l'initiative des journaux Médiapart, Politis et Regards. Jean-Luc Mélenchon, lui, avait refusé de le signer, comme l'écrasante majorité des cadres de LFI :