En fait il existe plusieurs types de vaccins pour lutter contre le covid-19 mais je suis tombé sur cet article vachement bien fichu pour expliquer comment celui de Pfizer fonctionne en le comparant à un système informatique.
Cela sera sans doute clair pour les plus doués en informatique mais il reste (un peu) accessible:
https://renaudguerin.net/posts/exploron ... ars-cov-2/
Bienvenue !
Dans cet article, nous allons déchiffrer caractère après caractère le code source du vaccin SARS-CoV-2 à ARN messager (ARNm) de BioNTech / Pfizer.
Cette phrase peut vous interloquer : après tout, un vaccin est un liquide injecté dans votre bras. Alors, comment peut-on parler de code source?
C’est une bonne question : commençons à y répondre en jetant un œil à une petite partie de ce code source du vaccin BioNTech / Pfizer, nom de code BNT162b2, alias Tozinameran ou encore Comirnaty.
Les 500 premiers nucléotides (caractères) de l’ARNm BNT162b2. Source: Organisation mondiale de la santé.
Ce code numérique est au cœur du vaccin ARNm BNT162b. Il fait 4284 caractères de long (ce qui tiendrait en quelques dizaines de tweets).
Au commencement du processus de production du vaccin, quelqu’un a téléchargé ce code dans une imprimante à ADN (oui, ça existe), qui a produit des molécules d’ADN bien réelles à partir de ces données numériques.
Cette machine sort de minuscules quantités d’ADN qui, après de nombreux traitements biologiques et chimiques, finissent sous forme d’ARN (on en reparle plus tard) dans un flacon de vaccin. Une dose de 30 microgrammes contient de fait 30 microgrammes d’ARN. Il y a en plus un système d’enrobage lipidique (gras) plutôt malin qui permet à l’ARNm de pénétrer dans nos cellules.
L’ARN est la version «mémoire de travail volatile» de l’ADN. L’ADN, c’est la clé USB de la biologie : il est très durable, très fiable et a de la redondance interne. Mais de la même manière que les ordinateurs n’exécutent pas de code directement à partir d’une clé USB, là aussi le code est copié en premier lieu dans un système plus rapide, plus polyvalent, mais aussi beaucoup plus fragile.
En informatique, c’est la mémoire vive (RAM). En biologie, c’est l’ARN. La ressemblance est frappante : contrairement à la mémoire flash, le contenu de la mémoire vive se dégrade très rapidement, à moins d’être constamment rafraîchi. La raison pour laquelle le vaccin à ARNm Pfizer / BioNTech doit être stocké dans des congélateurs de compétition est la même: l’ARN est une fleur fragile.
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