La France ressemble à une famille nombreuse dans une maison devenue trop éxigue, tellement étriquée que le simple fait de se croiser finit par donner des boutons à toute le monde. Des gosses qui ont mal grandi avec des parents qui ont mal vieilli et des ancêtres qui ont le mauvais goût de ne pas mourir.....
Et des étrangers de passage que les bons samaritains de ce clan mal assorti invitent à une table autour de laquelle d’autres se sentent privés d’un espace vital réduit à la portion congrue.
Amourette, oeuvre de charité, esprit de contradiction ou sauve qui peut ? A chacun son horloge interne où le pouls de l’humanité bat la chamade chaque fois qu’une tronche inconnue arrive comme un cheveu crépu sur une soupe qu’on a désormais du mal à partager, tellement le gras de ce pot-au-feu quotidien fait aujourd’hui les gros yeux.
C’est vrai aussi que certains corps étrangers ne comprennent pas toujours les subtilités de la langue française...Et dire qu’on arrive avec
sa bite et son couteau, demande un certain savoir-vivre.
Il ne faut pas abuser d’un sens figuré pris exclusivement au pied de la lettre. Pour le premier instrument, il faut juste demander la permission, et pour le second...Pas entre les dents, ni entre les omoplates de son hôte. Ça la fout mal, quand même
Et avec tout ça, ma p’tite dame ? J’vous sers du
Jamais-contents, du
Restons-groupés-quoiqu’il-arrive, ou...Tiens...j’ai un petit stock de
Rendez-vous, vous êtes-cernés...Que du
Made in France !
