La politique économique de Macron ne se distingue pas formellement de celles qui ont été menées avant lui. Favoriser les entreprises (le CICE de Hollande est devenu un allègement sur les bas salaires, mais c'est pareil), avec pour but affirmé de renforcer la compétitivité des entreprises dans le but de créer des emplois. Ca a marché assez bien, mais le covid est venu percuter cette progression et même l'inverser.CrazyMan a écrit : 13 mai 2021 18:48
Complétement d'accord. La théorie du ruissellement n'a jamais été prouvé par qui que ce soit, malgré les travaux d'économistes universitaires. Je précise "économistes universitaires" car certains médias ont tendance à donner la parole à des économistes qui travaillent pour des banques ou des entreprises, ce qui amène à des conflits d'intérêts évidents.
En revanche, je ne suis pas certains que cette suppression de l'ISF n'ai attiré personne. Pour avoir travaillé sur cette mesure, c'est loin d'être clair. Par contre, ce n'est pas parce que des riches contribuables reviennent en France avec la suppression de l'ISF que c'est pour autant profitable au plus grand nombre via une soit disant théorie du ruissellement.
Je pense également que l'on peut dire, objectivement, que Macron est le "président des riches". Pour la simple et bonne raison qu'il pratique principalement une politique de l'offre. Même si la pandémie de covid a complétement renversé sa politique. L'Etat a été obligé de pratiquer une très forte intervention, rompant par la même occasion avec le dogme néolibéral durant au moins quelques temps. Les cadeaux fait aux moins favorisés sont surtout le fait des mesures liées au covid et devraient être mis en balance avec les cadeaux faits aux ménages les plus aisés.
A titre personnel, je préférerais un gouvernement capable de penser l'économie hors de son cadre capitaliste. Mais même si on se restreint à l'économie telle qu'elle fonctionne aujourd'hui je considère la politique économique de Macron comme étant catastrophique.
Biden semble montrer une voie bien plus cohérente. Après la fiscalité sur les multinationales il va falloir s'attaquer à la régulation du secteur financier. C'est urgent de développer des politiques macro-prudentielles fortes.
Notre économie est arrivée à un stade où nous n'avons plus à lutter contre la rareté des biens de première nécessité, ce dont nous pouvons nous réjouir. Maintenant, il faut s'intéresser à la répartition des richesses, à la régulation de certains secteurs, au développement des pays qui baignent toujours dans la misère et aux contraintes écologiques. Il y a du travail !![]()
Quant à la répartition des richesses, ne nous y trompons pas, notre pays est l'un des pays les plus redistributeurs au monde et l'on ne peut éternellement augmenter sans cesse cette redistribution. Les prélèvements en France sont de 46% et aux USA de 25%. Que Biden aille dans cette direction est logique, mais il a du chemin à faire pour arriver à notre niveau. Quant à la fiscalité sur les multinationales, il ne faut pas oublier que c'est Macron qui a essayé une taxation du CA au lieu de l'IS sur les bénéfices pour les entreprises qui font de l'optimisation fiscale, , manœuvre qui n'a pas pu être mise en œuvre because Trump.
