CrazyMan a écrit : 14 mai 2021 13:45Es tu libre de ne pas travailler ? Es tu libre de ne pas investir au moins une vingtaine d'heures par semaine dans un travail salarié ? Je constate simplement qu'aujourd'hui la mise au travail est largement dû à la contrainte de "l'aiguillon de la faim". Sans cette contrainte je pense que les individus emploieraient leurs temps de vie à des choses bien plus intéressantes.da capo a écrit : 13 mai 2021 20:57 ''L'esclavagisme moderne serait ce que l'on pourrait appeler le salariat.''
N'importe quoi !
Celui qui échange son travail contre de l'argent n'est pas un esclave.
L'esclavage implique une privation de liberté.
Si oui, à quel prix ? Vivre en marge de la société ? Toucher les minima sociaux pour pouvoir tout juste payer le loyer d'un appartement piteux et pouvoir se nourrir ?
Nous ne sommes pas libre de ne pas effectuer un travail salarié. Je dis travail salarié car s'occuper des enfants d'un ami, être membre du bureaux d'une association sportive, passer la tondeuse, faire à manger, tout ça c'est du travail, non salarié certes mais du travail quand même. Une femme au foyer travaille par exemple mais elle n'est pas salariée, mais ne crée t-elle pas de valeur économique dans le sens où elle permet à son mari de pouvoir se consacrer à son travail salarié ?
Toutes ces questions ne sont pas des lubies, ce sont des questions économiques très modernes et qui mériteraient réflexion.
Donc l'obligation de travailler pour subvenir à ses besoins n'est pas une forme d'esclavage.
Il me semble que le niveau de vie et de confort que nous avons atteint est dans la durée, le résultat de l'échange travail contre rémunération, assorti d'une augmentation globale de la productivité.
La diminution progressive du temps que nous y consacrons sans voir baisser notre niveau de vie n'a-t-il pas prouvé l'efficacité de ce principe ?
Contrairement à ce qu'ont connu nos parents, on est moins assigné au ''temps plein'' pendant toute sa vie et nombre d'entre nous peuvent moduler ce temps, mais en restreignant leur train de vie.
Dans les faits, ces alternatives intéressent peu de monde car pour les uns, c'est économiquement difficile et pour les autres, la satisfaction de leurs besoins superflus n'a pas de prix.
Celui qui veut retrouver sa liberté naturelle peut le faire, mais en vivant en autarcie, à l'écart de la société et celui qui vit volontairement en marge le fait à ses dépens. Il arrive aussi qu'il veuille crever la mamelle qui le nourrit, en devenant zadiste, arracheur d'ogm etc...
