papibilou a écrit : 18 mai 2021 19:06Vous faites selon moi, une mauvaise analyse.Victor a écrit : 18 mai 2021 18:14
Et si la France s'est profondément déchristianisée c'est justement à cause de ce militantisme, de cet intégrisme athée.
Quelles sont les raisons de l'abandon de la pratique religieuse ? Une campagne forcenée d'athées ? Surement pas. Bien plutôt un enseignement qui a vulgarisé des connaissances scientifiques qui étaient inconnues ou peu connues il y a 50 ou 100 ans.
Quelques exemples avec la bible ?
- si vous lisez l'ancien testament et que vous faites un arbre généalogique utilisant les âges de procréation des personnages cités, vous parvenez à un total de 4000 ans de Adam à Jésus ( vous pouvez vérifier si vous le souhaitez). Le premier homme aurait donc un tout petit peu plus de 6000 ans. Or, les méthodes scientifiques de datation, nombreuses et précises aujourd'hui, montrent que l'homme vivait très longtemps avant cela. L'histoire de la création est certes jolie, mais ne tient pas face aux avancées de la science.
- le nouveau testament n'est pas né tout seul spontanément. Les textes ont été écrits, non par les apôtres mais par des personnes qui n'avaient jamais vu le Christ et très longtemps après sa mort. Les textes compilés l'ont été au 4ème siècle, en décidant de retenir certains ( les canoniques) et en ignorant d'autres ( apocryphes), selon des méthodes parfaitement contestables.
Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais si on évoque l'église et ses exactions son inquisition, ses dramatiques condamnations, etc.. On se dit que le clergé a totalement dévié des enseignements du Christ.
Il ne s'agit là que de quelques éléments qui ont conduit les français, mieux instruits, à ressentir des doutes face aux religions et à leur pratique et, partant, à la foi.
Les sondages montrent que plus le niveau scolaire est élevé et plus l'on trouve des agnostiques ou des athées.
L'athéisme n'est donc que la conséquence logique de connaissances plus vastes plus amples et mieux diffusées.
L'athéisme n'est donc que la conséquence logique de connaissances plus vastes plus amples et mieux diffusées.

