Le candidat macroniste dans la Somme qui a évoqué des « mots mal compris », a indiqué que l’expression ne figurerait finalement « pas dans sa profession de foi ».
Source:Le Parisien.
« J’assume totalement », ou presque.... Pascal Rifflart, candidat de la majorité aux prochaines législatives s’est présenté dans son tract de campagne comme un « Français de souche ». Une expression peu commune mais surtout tirée du vocabulaire de l’extrême droite.
« Français de souche, j’ai un attachement profond à mon pays, à ses terres, à ses habitants et à son fonctionnement démocratique », avait ainsi expliqué l’élu local dans sa profession de foi.
L’emploi de cette expression n’est pas passé inaperçue. D’abord relayé par un élu de gauche sur Twitter, le tract de Pascal Rifflart a même fait l’objet d’un article publié sur le site d’extrême droite portant le même nom, « Fdesouche ».
Contacté par France Inter, le candidat Ensemble dit « assumer » et explique qu’il n’était pas au courant de l’existence de ce site, ni de la controverse liée à cette expression. Pourquoi l’avoir employée ?
Ce médecin de profession et élu du Grand Amiénois évoque un « souci d’équilibre » avec sa suppléante Farida Andasmas.
« On a autre chose à faire que de la sémantique »:
Cette dernière « voulait mettre qu’elle était fille de militaire français harki et dans un souci d’équilibre, j’ai mis que j’étais Français de souche pour montrer comme la France est multiple », a-t-il souligné, assurant « assumer totalement ce qui est écrit ».
« Il faut parler aux gens comme ils parlent. Ça veut dire quoi une connotation finalement ? Ce n’est pas parce qu’un groupe s’en empare qu’on ne peut pas l’utiliser. On a autre chose à faire que de la sémantique », a-t-il encore justifié auprès de la radio.
« Une souche, c’est ce que ça veut dire : une souche. Il faut remettre les termes dans leur contexte, je les employais pour parler de l’Europe », a-t-il encore insisté auprès de BFMTV, taclant au passage son adversaire Nupe dans la Somme, François Ruffin.
« Monsieur Ruffin n’a pas peur de l’outrance quand il dit ’bâtard de Hollande’ (pour qualifier Emmanuel Macron). Il s’autorise un peu tout, alors moi aussi », se défend-il auprès de la chaîne. Reste que la polémique semble avoir déjà affecté Pascal Riffart.
Évoquant des « mots mal compris », l’élu a indiqué ce mercredi sur Twitter que l’expression ne figurerait finalement « pas dans la profession de foi que recevra chacun des électeurs de la 1re circonscription » de la Somme.
Son nouveau tract a ainsi été modifié et mis en ligne, sur Twitter sans l’expression polémique. « Les habitants de la 1re circonscription de la Somme souffrent. Ils n’ont que faire d’un débat sémantique éloigné de leurs préoccupations quotidiennes et qui est un prétexte pour nos adversaires qui ne parlent pas des vrais sujets », a encore tenté de justifier l’élu.
https://www.leparisien.fr/elections/leg ... L54XDY.php

