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par LadyAnne » 15 février 2010 07:49
La transsexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale en France. Le ministère de la Santé a pris contact avec la Haute Autorité de Santé pour ce changement de statut. Un décret a été publié mercredi au Journal Officiel français (JO).
La Haute Autorité de Santé a élaboré un projet de rapport sur le transsexualisme et sa prise en charge médicale et a recueilli l’avis de toutes les personnes concernées. Cette consultation publique débutée le 3 avril 2009 s’est terminée le 31 mai dernier.
A la demande du ministère de la Santé et des caisses d’Assurance Maladie, la HAS a rédigé un projet de rapport sur « Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France ». Ce document traite de l’ensemble de la prise en charge du transsexualisme par le système de santé. Il aborde la prise en charge médicale - diagnostic, hormonothérapie et chirurgie de réassignation - mais également les questions socio-culturelles et juridiques. Il résulte d’une analyse de la situation au cours de laquelle la HAS a rencontré des transsexuels, des professionnels de santé et des institutionnels.
Une synthèse et une analyse des commentaires recueillis sont effectuées par la HAS, qui rédigera alors la version définitive du rapport. « Situation actuelle et perspectives d’évolution de la prise en charge médicale du transsexualisme en France ».
Officiellement, le transsexualisme n’est plus considéré comme une maladie mentale dans notre pays. Avec la publication au Journal Officiel, la France devient ainsi le premier pays a sortir le transsexualisme de la liste des affections psychiatriques.
Cette déclassification n’induit pas une absence de recours à la médecine, de renonciation au diagnostic médical des troubles de l’identité de genre ou d’abandon du parcours de prise en charge.
C’est un signal très fort adressé à l’ensemble de la communauté LGBT. Cette mesure emblématique permettant de lutter contre la transphobie annoncée à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, s’ajoute aux actions de Roselyne Bachelot-Narquin, pour lutter contre la souffrance liée aux discriminations, comme la réalisation d’un concours de courts métrages présidé par André Téchiné qui verra 5 d’entre eux diffusés sur les chaines du groupe Canal +, au cinéma et sur Internet afin de lutter contre la souffrance psychique vécue par les jeunes homosexuels pouvant aller jusqu’au suicide.
Cette déclassification est perçue, à juste titre, par la communauté LGBT, comme une mesure historique. Elle est pour les personnes transsexuelles, une des étapes franchies dans la lutte contre les discriminations des minorités sexuelles, contre lesquelles, comme pour toutes les discriminations, Roselyne Bachelot-Narquin, s’est toujours battue.
Que l'importance soit dans ton regard et non dans la chose regardée.
Plus un corps tombe moins vite, moins sa vitesse est plus grande.