VERNON a écrit :
Non , non et non
La grande majorité des Allemands savaient ou se doutaient de quelque chose ; Un camp de concentration est plus difficile à dissimuler que le Stade de France .
Ne me dis pas que les conducteurs de locomotive qui livraient la "marchandise humaine" aux camps de la mort ont pu rester muets avec les membres de leurs familles et leurs amis.
Helmut Kohl a reconnu que les Allemands savaient ; mais que pouvaient-ils faire dans un Etat super-policé .Qu'aurions nous fait , nous Français , qui avons accepté une occupation durant 4 années ?
Je suis germanophile , ayant été considéré par ma famille au pair comme le fils ainé de la famille ; mais , je ne me suis jamais voilé la face
Oui le peuple allemand endoctriné par la dictature nazi
savait!
Et c'est bien cette question qui fait peur, qui dérange les consciences...
Les allemands et leur Führer de Robert Gellately (Robert Gellately enseigne l'histoire de l'Holocauste au Centre d'études de l'Holocauste de la Clark University aux Etats-Unis). Livre publié chez Flammarion 2003.
Texte de la 4ème de couverture :
Depuis 1945, où le monde découvre l'existence des camps de concentration, une question hante la conscience occidentale, et plus spécialement les historiens : les Allemands étaient-ils informés de l'existence des camps de concentration ? Et quand l'ont-ils su ? Longtemps, il fut admis que les nazis avaient systématiquement dissimulés ces crimes : il était donc possible que les gens ordinaires n'en aient rien su.
Ce livre apporte les preuves du contraire. Le régime nazi fut une "dictature plébiscitaire" qui s'appuya habilement sur les attentes de la population et s'assura toujours de son soutien. A partir de 1933, la dictature grandit sur les ruines de la République de Weimar et impose la traque des communistes comme un devoir d'Etat ; puis, dès 1939, elle recueille le bénéfice de la guerre : nombre d'opposants potentiels, qui avaient des doutes sur Hitler et le nazisme, font passer leur pays avant tout. Comme le montre l'étude des dossiers de la police secrète (Gestapo), de la police criminelle (Kripo), du parti, ainsi que la presse de l'époque, les camps eux-mêmes furent crées à grand renfort de publicité et présentés comme des institutions éducatives et correctives. De même, les innombrables cas de dénonciation spontanée (telle femme "avait l'air juive" et aurait eu des relations sexuelles avec un voisin, par exemple) étaient abondamment relayés par la presse. Les tribunaux se trouvaient aussi entraînés dans une compétition meurtrière avec la police, significative de la manière dont contrainte et consentement s'entremêlaient.
Avec cette analyse nuancée et étayée par de nombreux documents, Robert Gellately fournit les pièces maîtresses d'un débat majeur de l'historiographie du nazisme.
A lire.
D'autre part je ne pense que les caméras soient indispensables pour communiquer, les infos circulent depuis la nuit des temps,non?
