http://www.leparisien.fr/economie/votre ... 668959.phpImpôts. Un rapport de Bercy livre des informations précieuses sur le profil des contribuables partis à l'étranger. Ils sont plutôt jeunes, aisés, mariés, parents, et choisissent l'Amérique du Nord.
GÉRARD DEPARDIEU en Russie, Johnny Hallyday en Suisse, Richard Virenque en Belgique... Ils sont acteurs, chanteurs, anciens sportifs ou industriels. Leurs départs pour des pays à la fiscalité réputée plus alléchante ont marqué l'opinion. Pourtant, loin des polémiques sur un éventuel exil fiscal des élites françaises, le portrait-robot du contribuable moyen partant à l'étranger serait plutôt celui d'un quadra marié, parent de deux enfants, allant courir l'aventure aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et, moins fréquemment, en Suisse.
C'est ce qui ressort d'un rapport transmis par Bercy à la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Réalisé à la demande de parlementaires UMP, ce document, que nous avons obtenu, estime à 35 077 le nombre de contribuables ayant quitté la France en 2011. Un chiffre à prendre avec des pincettes, car englobant indifféremment les cadres allant travailler à l'étranger et les riches rentiers cherchant à échapper à la fiscalité française en s'installant près du lac Léman. Un zoom sur les plus riches de ces contribuables -- ceux qui auraient donc, a priori, le plus intérêt à quitter la France pour des questions fiscales -- permet d'y voir un peu plus clair. Ils sont ainsi 2 024 à déclarer un revenu fiscal de référence supérieur à 100 000 €. Et 251 d'entre eux gagnent même plus de 300 000 € par an.
La Suisse toujours dans le trio de tête
Qui sont-ils ? La majorité de ces contribuables a entre 30 et 50 ans. Ils sont parents d'un ou deux enfants. Et plus de 80 % d'entre eux sont mariés ou pacsés. Où vont-ils ? Dans l'ordre : Etats-Unis, Royaume-Uni et Suisse. Des pays qui, pour les deux premiers, sont plutôt favorables aux actifs.
Que les exilés fiscaux abandonnent leur nationalité lorsqu'il quitte le pays!


