Jean de Meung a écrit : 03 janvier 2020 17:20
Je n'ai pas souvenir des dévaluations, mais quand tu allais acheter ton pain ou ton litre de lait, tu ne prenais pas un coup de bambou.
Niveau compétitivité, on ne peut pas lutter quoi qu'il arrive contre les pays d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient. Par contre, et comme dit ci-dessus, la France à une bonne productivité, ce qui compense je suppose un coût horaire élevé.
En plus se comparer aux Polonais ou aux Tchèques, pour ne parler que de l'Europe, pas sûr que leur économie nous ont rattrapé, même si l'Allemagne y trouve son compte.
Et moi, je ne vois pas ce qui m’autorisait à dire de baisser les salaires des autres quand je ne l'accepterais pas pour moi. Tout comme toi, d'ailleurs, même si tu te gardes bien de répondre et de botter en touche.
Enfin pour conclure, je ne suis pas certain qu'il faille tout le temps
nous étalonner sur les autres et toujours tendre vers le bas.
1 - Tu ne te rappelles pas des dévaluations ... et pourtant tu ne sembles pas né de la dernière pluie ... je ne vais pas t'attaquer sur des capacités cognitives, mais c'est un argument supplémentaire pour expliquer que les dévaluations passent bien plus facilement dans la population que les baisses de salaire ou de pension.
2 - La productivité élevée se paie au prix de burn-out, de troubles musculo-squelettiques. Réduire le temps de travail puis pressurer un max les salariés pour compenser, ce n'est pas obligatoirement la meilleure idée.
3 - Il n'y a pas de haut et de bas mais un simple "on est compétitif ou on est complètement largué et on ne peut pas produire au prix de nos concurrents".
Si on ne fait pas attention à la concurrence, on est certain d'avoir de très gros problèmes et cette simple règle évidente est valable pour les entreprises mais aussi pour les pays. Et c'est une règle universelle.
4 - pourquoi tout ramener à nos petites personnes avec ta question "et toi, quelle perte de revenu serais-tu prêt à accepter ?"
Cette question n'a pas de sens.
Est-ce que les grecs ont répondu à ce genre de questions ?
Est-ce que les portugais qui ont vécu plusieurs années de très forte austérité ont répondu à ce genre de questions ?
Et pourtant, aussi bien en Grèce, qu'au Portugal, ces politiques ont permis un redémarrage de l'économie et un assainissement des comptes publics !
Le fait que tu poses ce type de question prouve que tu dois changer de paradigme. A un moment donné, l'économie et ses règles s'appliquent aux individus, qu'ils le veuillent ou non. Ils peuvent repousser l'échéance mais ils ne feront que prendre un retour de bâton plus fort et plus difficile.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville