Certes, la gravité de cette maladie est une demi-surprise.Ils sont le dernier outil permettant de sauver les malades en détresse respiratoire aiguë. Comme pour les masques, la France n'a pas les moyens d'en disposer rapidement.
Après l'absence de tests, le manque de masques ou les hésitations sur le confinement, le gouvernement doit affronter une autre polémique qui pèse lourdement dans la crise, surtout au sein des hôpitaux parisiens : le manque de respirateurs.
D'autres épidémies à coronavirus (même simplement les grippes saisonnières) atteignant le système respiratoire ont pourtant "averti" de façon répétée de la possibilité de la survenue d'une pandémie sévère.
Alors, bon, on pourrait se dire ouais on ne pouvait pas vraiment prévoir...
Mais DEPUIS DES ANNEES, il y a une multiplication soutenue des pics de pollution aux particules fines qui provoquent des troubles sévères et une mortalité prématurée chez les personnes ayant des maladies respiratoires (bronchopathies chroniques, asthme, maladies cardio-vasculaires liées à une insuffisance respiratoire).
https://www.santepubliquefrance.fr/pres ... rspectives
Les assos d'automobilistes demandent plus de routes, le gouvernement n'embête pas trop les constructeurs automobiles et les compagnies pétrolières: la pollution continue d'augmenter. L'acquisition de respirateurs plus nombreux dans les services de réanimation des hôpitaux devraient être budgetée chaque année si l'Etat se préoccupait vraiment de la santé des "gens qui ne sont rien (dixit le Grand Bienveillant)".La mortalité liée à la pollution particulaire toujours aussi importanteSanté publique France a réalisé une évaluation quantitative de l'impact sanitaire (EQIS) de la pollution atmosphérique afin d'en estimer le poids sur la santé. L'étude de Santé publique France apporte une nouvelle estimation nationale du poids de la pollution par les particules fines PM2.52 en lien avec l'activité humaine3. Ces nouvelles données actualisent la dernière estimation publiée en 2000 dans l'étude européenne CAFE4 annonçant plus de 40 000 décès liés à la pollution en France. Estimé à 48 000 décès par an, confirmant le même ordre de grandeur que l'étude européenne.
La pollution de l'air n'affecte pas que les grandes villesSi les effets de cette pollution sont plus importants dans les grandes villes, les villes moyennes et petites ainsi que les milieux ruraux sont aussi concernées :
dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants les résultats montrent, en moyenne, une perte de 15 mois d'espérance de vie à 30 ans du fait des PM2.5 ;
dans les zones entre 2000 et 100 000 habitants, la perte d'espérance de vie est de 10 mois en moyenne ;
dans les zones rurales, ce sont en moyenne 9 mois d'espérance vie qui sont estimés perdus.
Cela n'a pas été le cas.
Or, gouverner, c'est entre autres prévoir et investir pour l'intérêt général
On ne serait pas dans cette situation dramatique.
Pendant la pandémie, on continue de fabriquer, en France, des ...aspirateurs. Et même on augmente les cadences (pour-soutenir-la-croissance).
PS: Ce n'est pas en tant "qu'expert" que je parle, mais en tant que salarié solidaire soutenant et écoutant depuis très longtemps le personnel hospitalier.
