Il y a dix sujets, au moins, concernant les manifestations de ce samedi 17 octobre, et notamment sur les violences qui ont émergées en marge de ces manifestations, mais qui ont totalement pris le dessus dans l'espace médiatique.
Et, si on revenait aux revendications ? Je ne vais pas les répéter ici, parce que tout le monde les connaît. Mais depuis quelque semaines la réponse de ceux qui nous gouvernent c'est soit la surdité et le silence, soit le "on n'a pas l'argent". Pourtant, chaque année il y a l'argent de donner 200 milliards d'euros d'aides aux entreprises. Chaque année il y a une manque à gagner pour l'état à cause de l'évasion fiscale, dont les évaluations modestes estiment qu'elle s'élève à 80 à 100 milliards d'euros. Et je ne parle pas encore de l'ISF supprimé, de la taxe habitation supprimée, etc. etc.. Est-ce alors encore crédible qu'on ne peut pas dégager 10, 15, 20 milliards d'euros pour injecter dans les bâtiments de l'EN, le recrutement de profs, l'amélioration de leurs salaires, de trouver un alternatif digne à parcoursup (soit de déléguer la maîtrise des admissions aux établissements au lieu de vouloir tout centraliser) ?
Bref, ce n'est pas un question de "il n'y a plus d'argent", mais une question éminemment politique où on veut mettre le curseur : sur l'économie des entreprises ou sur l'économie de toute une société (ce qui inclut donc ses citoyens et non pas seulement les entrepreneurs et leurs actionnaires). Je crois qu'il s'agit d'une question de modèle de société à un moment où on voit que le capitalisme (ou l'ultra-libéralisme, si vous voulez) est un modèle de prédation et de limaces, à bout de souffle si on voulait maintenir encore un semblant de démocratie avec les mêmes droits pour tout le monde...
Alors, quelles solutions ?
17 octobre et après... Quelles solutions aux problèmes ?
- jeandu53
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Re: 17 octobre et après... Quelles solutions aux problèmes ?
"Et, si on revenait aux revendications ? Je ne vais pas les répéter ici, parce que tout le monde les connaît."
Non, on ne sait pas. Quelles sont les revendications ? Les revendications de qui ? On était parti de manifestations lycéennes, aux revendications assez multiformes (les horaires, les portables, la Palestine...), et on est aujourd'hui sur des manifestations de neneus jaunes aux revendications elles-mêmes assez confuses et contradictoires (on veut plus d'aides, mais moins d'impôts, plus de services publics, mais moins de fonctionnaires). Que répondre à tout ça ?
Le problème, que ça vous plaise ou non, c'est que la France n'a plus d'argent. Je sais bien que ce constat ne plaît pas à ceux d'entre vous qui persistent à penser que la France est un pays riche, mais en réalité, l'ampleur des déficits signifie que le peuple français vit au-dessus de ses moyens, c'est-à-dire qu'il consomme davantage, sous forme de services publics, de prestations sociales, que ce qu'il verse à l’État sous forme d'impôts, de cotisations.
Beaucoup de gens dénoncent le mépris du président de la République, riche banquier insensible à la souffrance de son peuple, alors que c'est l'inverse : il n'a cessé, depuis 10 ans, de dire oui à toutes les revendications, et c'est pour ça qu'il y a 1200 milliards d'euros de dette publique supplémentaires depuis 10 ans.
Donc la colère (qui est réelle), en plus d'être confuse et contradictoire, repose en grande parti sur un malentendu, une méconnaissance des réalités économiques. Je ne vois pas comment on peut y répondre.
Non, on ne sait pas. Quelles sont les revendications ? Les revendications de qui ? On était parti de manifestations lycéennes, aux revendications assez multiformes (les horaires, les portables, la Palestine...), et on est aujourd'hui sur des manifestations de neneus jaunes aux revendications elles-mêmes assez confuses et contradictoires (on veut plus d'aides, mais moins d'impôts, plus de services publics, mais moins de fonctionnaires). Que répondre à tout ça ?
Le problème, que ça vous plaise ou non, c'est que la France n'a plus d'argent. Je sais bien que ce constat ne plaît pas à ceux d'entre vous qui persistent à penser que la France est un pays riche, mais en réalité, l'ampleur des déficits signifie que le peuple français vit au-dessus de ses moyens, c'est-à-dire qu'il consomme davantage, sous forme de services publics, de prestations sociales, que ce qu'il verse à l’État sous forme d'impôts, de cotisations.
Beaucoup de gens dénoncent le mépris du président de la République, riche banquier insensible à la souffrance de son peuple, alors que c'est l'inverse : il n'a cessé, depuis 10 ans, de dire oui à toutes les revendications, et c'est pour ça qu'il y a 1200 milliards d'euros de dette publique supplémentaires depuis 10 ans.
Donc la colère (qui est réelle), en plus d'être confuse et contradictoire, repose en grande parti sur un malentendu, une méconnaissance des réalités économiques. Je ne vois pas comment on peut y répondre.
- Fonck1
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Re: 17 octobre et après... Quelles solutions aux problèmes ?
La France est coincée entre la loi, et l'ordre.
car dans une république, c'est la loi qui dirige.
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"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation.
“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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- jeandu53
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Re: 17 octobre et après... Quelles solutions aux problèmes ?
Depuis 10 ans, Macron n'a cessé de distribuer de l'argent aux Français, avec des mesures de soutien au pouvoir d'achat qui n'étaient pas financées. Il a sans doute été traumatisé par le mouvement des demeurés jaunes survenu au début de son mandat, donc par la suite, il a voulu acheter la paix sociale, à n'importe quel prix, pour éviter qu'un tel mouvement ne se reproduise.
Et pourtant, un tel mouvement se reproduit... C'était bien la peine de distribuer autant d'argent... Les gens sont quand même ingrats... Malgré tout ce que Macron a fait, ils persistent à voir en lui un affreux banquier insensible à la douleur de son peuple...
Et pourtant, un tel mouvement se reproduit... C'était bien la peine de distribuer autant d'argent... Les gens sont quand même ingrats... Malgré tout ce que Macron a fait, ils persistent à voir en lui un affreux banquier insensible à la douleur de son peuple...