Victor a écrit :Je veux bien qu'il existe un rapport entre le niveau de notre dette publique et le système financier mondial qui nous dit : "Attention vous allez trop loin, si vous continuez à vous endetter à ce niveau, nous devrons augmenter les taux ..."
Ce que tu viens de dire témoigne d'une méconnaissance assez grande du financement de la dette des États souverains.
Globalement, l'endettement public croît sans discontinuer, et les taux d'intérêt fléchissent. On observe un
trend baissier au moins depuis 1987 ! (Données les plus lointaines accessibles sur le site de la Banque de France).
Bref, le financement d'un État ne s'apprécie pas comme le financement d'un ménage ou dans une moindre mesure, d'une entreprise.
Victor a écrit :Et puis globalement un gouvernement de droite comme de gauche n'est pas là pour servir une clientèle (le salariat ou le patronat) mais l'intérêt général du pays.
Si les circonstances économiques font qu'il est nécessaire de faire des mesures en faveur des entreprises, un gouvernement responsable se doit de les prendre.
Qu'est-ce que c'est que ce raisonnement à deux balles qui serait qu'un gouvernement de gauche ne devrait prendre que des mesures en faveur du salariat ?
C'est la négation même du fait de gouverner, d'être aux affaires.
C'est comme quand tu conduits, tu n'accélères pas en permanence. Des fois, tu freines, tu tournes à droite, à gauche, etc ...
en fonction de la route.
Gouverner, c'est la même chose. En fonction de la situation économique mondiale, nationale, un gouvernement se doit de prendre les mesures adéquates.
Je suis justement d'accord avec toi dans la forme, mais complètement en désaccord sur le fond.
Les mesures prises par le gouvernement vont complètement à l'inverse du bon sens et du pragmatisme !
Pour relancer l'emploi, dans un contexte d'un inflation quasi-nulle voir négative, il est de bon ton de soutenir
une politique de la demande ! Celle-là seule permettant de remplir les carnets de commande et de relancer la croissance et l'investissement (les banques ne prêtent pas à une entreprise qui ne pressent pas une hausse de son activité, l'entreprise n'ayant peut-être à pas chercher un financement d'ailleurs dans ce cas). Une politique de relance par l'offre ne mène qu'à une crise de surproduction. Ce qui se prépare et va nous arriver est une crise bien pire que celle connue en 2008 : un chômage de masse, des inégalités de plus en plus insupportable, la misère généralisée, la "paupérisation" en somme (ce Marx avait-il raison ?), sans parler d'un accroissement assez franc de la dette publique.
L'OFFRE NE CRÉE PAS SA PROPRE DEMANDE, c'est faux !
Enfin, on assiste à une
omerta à l'échelle supranationale. L'Union Européenne a été construite économiquement avec des principes insufflés directement par l'économie de l'offre (orientation libérale). Cette dernière rejetant systématiquement les décisions politiques nationales ayant dans le sens contraire : la stimulation de la consommation.
Voici aussi ce qui explique pourquoi droit et gauche ont la même politique.