Le Medef a calculé que l'ensemble de ces charges de solidarité représenterait un transfert de 70 milliards d'euros: il propose de compenser la baisse des cotisations des employeurs par une hausse de 5 points de la TVA et celle, conjointe, des cotisations des employés par un relèvement de 2 points de CSG. Un scénario moins audacieux - et plus consensuel consisterait à transférer les seules cotisations famille, de l'ordre de 35 milliards d'euros.papibilou a écrit : 04 décembre 2020 16:56Mettez des chiffres en face de vos propositions.oldeagle a écrit : 04 décembre 2020 09:46
Je sais, mais je reste dans mon idée.
La TVA sociale ne doit pas être un complément, mais doit permettre non pas une suppression de toutes les charges salariales et patronales, mais une baisse significative. Cela a plusieurs avantages : Augmenter la compétitivité des entreprises en diminuant leurs charges, donner du pouvoir d'achat aux salariés en diminuant leurs charges. La TVA sociale favorise les produits fabriqués en France par rapport aux produits fabriqués à l'étranger. Cela veut dire qu'on protège nos emplois et qu'on taxe les produits importés. Il y a donc une logique environnementale puisque les produits importés coûteront plus cher que les produits made in France. Les produits importés bénéficieront, en effet, de l'augmentation du taux de TVA, ils seront plus chers donc moins compétitifs, CQFD.
Par ailleurs taxer les produits qui viennent de l'étranger permettra de financer partiellement la protection sociale, grâce aux entreprises étrangères !
On pourrait imaginer par exemple d'augmenter le taux de TVA pour les produits acheté sur Amazon, et le réduire pour CDiscount (français).
L'inconvénient de cette mesure c'est qu'elle peu provoquer de l'inflation faire monter les prix sur les produits importés, mais aussi sur les produits français car malgré la baisse des charges, certains industrielles pourraient maintenir un prix élevé sur leurs articles.
Le financement de la protection sociale serait dépendant de la croissance. Ce qui est un autre inconvénient.
J'ai entendu vos arguments, et je pense qu'il faut partiellement faire financer en partie la protection sociale (santé, retraite, chômage), par la TVA sociale, et pourquoi pas aussi par les syndicats (ce qui obligerait les salariés à se syndiquer pour pouvoir toucher le chômage), cela permettrait encore de réduire les charges salariales qui pèsent sur les salaires.
Par exemple passer la TVA de 20% à 25%, soit 5 % de mieux, ça fera 8 milliards dans le budget social et on pourra baisseer les charges sociales de 8 milliards.
Je n'ai pas compris ce que vous voulez prendre aux syndicats. Le plus gros budget syndical c'est la CGT avec 75 millions d'euros (millions pas milliards).
Quant à surtaxer les produits importés, il faudrait sortir de l'UE et, ne vous leurrez pas, nos produits seraient à leur tour, taxés à l'export.
La TVA sociale est un bon moyen de rattraper l'écart de compétitivité que nous avons avec l'Allemagne.
Tout le monde a oublié que nous avions gagné des parts de marché vis-à-vis de l'Allemagne durant les années 1990. Depuis la fin des années 1990, les courbes se sont inversées.
Pour donner à la France les moyens d'être compétitive, il faut baisser le coût du travail.
Transférer les charges sociales vers la TVA donnerait une bouffée d’oxygène aux entreprises françaises, qui amélioreraient leur compétitivité. Grâce aux baisses de cotisations, elles pourraient maintenir leurs prix stables sur le marché national malgré la hausse de TVA, alors que celle-ci renchérirait les marchandises importées. Et à l'étranger, elles pourraient vendre leurs marchandises moins cher. C'est en fait une dévaluation fiscale.

