papibilou a écrit : 29 juillet 2022 08:53
Et allez donc ! Vous parlez d'honnêteté intellectuelle et vous tombez, comme souvent, dans la caricature.
Ou ai je dit qu'il fallait augmenter les dividendes ? J'ai simplement dit qu'il fallait faire attention dans un pays encore loin du plein emploi à favoriser la création d'emplois et non leur destruction.
Ensuite quand on regarde les chiffres des efforts de l'état envers les entreprises et envers les salariés revenir sur la suppression de l'ISF ( suppression que j'ai considéré sur ce forum comme une bonne opération de com mais une faute politique) alors que les grosses fortunes ne versaient rien, on prend le problème par le petit bout de la lorgnette.
Les allégements fiscaux sont destinés, ne faîtes pas l'innocent, à pousser les entreprises à conserver leurs salariés.
Bref, Macron a raison de vouloir séduire les investisseurs, car vous l'avez remarqué, l'argent n'a pas de frontières et on pourra être moins attractif le jour ou l'on aura le plein emploi.
Quant à votre remarque sur "l'exploitation des travailleurs" elle commence vraiment à dater.
J'ai effectivement remarqué que "l'argent" n'a pas de frontières.
Que préconises tu du coup ? De continuer à détricoter doucement les acquis sociaux (chômage, RSA, etc...), à laisser la valeur réelle des salaires français diminuer (puisque l'inflation mange la valeur réelle des salaires, y compris si la valeur nominale reste la même), à réformer un droit du travail jugé pas suffisamment clément avec les employeurs, à diminuer les cotisations patronales (et dans un même temps demander à l'Etat de retrouver un équilibre budgétaire...) ?
Si on décide d'évincer de la question le fait que les salariés sont aussi des citoyens, des individus qui ont besoin de se loger (qui pèsent déjà extrêmement lourds dans les budgets), de se nourrir, de prendre du temps pour eux (alors qu'on leur demande de travailler plus de temps), et que l'on arrive à attirer les investisseurs alors que vont faire les autres Etats ? Si on suit ta logique, ils feront la même chose que nous afin de préparer un climat encore davantage favorable aux investisseurs. Résultat ? On devrait finir par payer les investisseurs qui, par définition, possèdent suffisamment de capitaux pour investir, ce qui est loin d'être le cas de tout le monde, afin de venir, potentiellement (puisque l'on se rend compte qu'aujourd'hui la plupart des investissements se font sur le marché secondaire et n'ont donc aucun effet sur l'investissement réel), créer de l'emploi.
Quant aux allégements fiscaux, l'objectif n'est pas de pousser les entreprises à conserver leurs salariés mais plutôt d'essayer de les encourager à en embaucher davantage.
Il faut s'assumer un peu mon papibilou. Tu n'es pas un social-démocrate comme tu semblerais le croire, tu es de la droite conservatrice puisque pour toi le social est trop coûteux et l'ordre des choses ne doit pas être remise en cause. Je vais te citer : "Le structurel est définitif", voilà qui résume bien ton approche conservatrice des choses. Notre modèle économique est structurellement destructeur pour l'environnement, notre gouvernement s'est illustré par une grande inaction climatique lors de son précédent quinquennat et toi, retraité plein de sagesse contrairement aux extrêmes sans nuances, tu votes Macron.
Tu appelles cela de la modération, j'appelle cela de l'irrespect pour les plus démunis et pour les futurs générations.
"Etre de gauche c'est d'abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi; être de droite c'est l'inverse" Gilles Deleuze