Victor a écrit : 07 octobre 2026 23:08
gare au gorille a écrit : 06 octobre 2026 13:50
Oui bien sur, à une certaine époque on appelait ça un crime passionnel et ça valait une circonstance atténuante au crime. Sauf que dans le cas de l'affaire Jubillard si on peut envisager une souffrance et un pétage de plomb de la part de l'assassin, le comportement qui a suivi l'acte en rajoute dans l'horreur par rapport à un acte qu'on pourrait envisager passionnel.
Vous avez raison de préciser que notre société ne reconnaît plus le crime passionnel. Mais n'est-ce pas logique vu qu'elle ne reconnait plus vraiment l'amour et la passion amoureuse (cf le message de Yaroslav).
Je pense que vous n'avez toujours rien compris, ni à mon message, ni au sentiment amoureux.
Je suis en effet le premier à reconnaître la passion amoureuse.
Mais c'est quoi la passion amoureuse ? Alors petit cours de rattrapage sentimental pour ceux qui en ont visiblement besoin.
Aimer passionnément, c'est :
- chercher le bonheur de l'autre plutôt que le sien, voire au détriment du sien,
- vouloir passer un maximum de temps avec l'autre,
- penser à l'autre dès lors qu'il n'est plus avec soi.
Aimer passionnément, ce n'est pas :
- chercher à trucider l'autre,
- ni en faire sa possession.
Et ça ne l'a jamais été.
Le manque de l'autre peut éventuellement amener celui qui est amoureux à se suicider par désespoir,
mais on ne trucide pas les autres parce qu'on est désespéré soi-même. Ce n'est évidemment pas légitime et ça n'aurait évidemment jamais du être considéré comme légitime.
Les assassins qui tuent la personne qu'ils sont censés aimer ne commettent pas leur crime parce qu'ils aiment trop. Ce n'est pas vrai. Ils ne tuent pas parce qu'ils privilégient le bonheur de la personne qu'ils tuent..., ils ne tuent pas parce qu'ils espèrent passer du temps avec elle, etc.
Donc ils ne tuent pas parce qu'ils aiment trop mais parce qu'ils
s'aiment trop.
Victor a écrit : 07 octobre 2026 22:51Que se passe-t-il en ce moment dans l'affaire Jubillar.
L'accusation fait tout son possible pour trouver des preuves montrant que le meurtre était prémédité et que c'était donc un crime prémédité.
Alors que la défense de Cédric Jubillar est sur la thèse de la dispute qui a mal tournée parce que Delphine voulait absolument continuer à parler à son amant devant son mari Cédric.
Pourquoi ?
Parce que le jugement (et donc la peine encourue) ne sera pas du tout la même si le tribunal et les jurés penchent pour une thèse ou l'autre thèse.
Et c'est normal.
On ne peut pas juger de la même manière un crime prémédité et un meurtre à l'issue d'une dispute terrible entre un mari et son épouse, épouse narguant volontairement son mari en téléphonant devant lui à son amant sans le moindre tact et le moindre respect pour son mari et le père de ses enfants.
Oui la préméditation est d'ailleurs ce qui différencie les assassins des meurtriers. Dans le droit français, l'assassinat est toujours plus sévèrement sanctionné que le meurtre sans préméditation. Mais peu importe car les crimes passionnels peuvent se produire aussi bien avec que sans préméditation et qu'à mon humble avis, la peine de mort se justifie dans les 2 cas.