papibilou a écrit : 01 novembre 2020 20:46
Un paragraphe de qualificatifs bien peu constructifs , type " arguments à la con ..."
Un petit paragraphe dans lequel vous enfoncez des portes ouvertes ( raréfaction des ressources, réchauffement climatique ..). Ca tombe bien on nous rappelle qu'il faut aérer les logements.
Enfin, vous en venez au sujet, le confinement qui, selon vous, est inefficace.
Et le motif de votre crédo : cacher la misère hospitalière, et la dette "détenue par qui ?"
Prenons les problèmes dans l'ordre inverse :
- la dette est détenue par qui ? Pour l'essentiel par des personnes qui ont une assurance vie mais aussi des investisseurs étrangers qui nous prepêttent leur argent.. Ensuite par la BCE. Notez à ce propos que la limite de détention des dettes souveraines par la BCE était limitée à 33% du total de la dette ( la BCE détient plus de 500 milliards de la dette française ). La BCE vient de décider de ne plus se fixer de limite afin d'aller au delà des 33%. À noter que compte tenu du rapport, les détenteurs de notre dette ne font pas une super affaire.
- la misère hospitalière: eh bien oui, notre système hospitalier et, plus largement notre système de santé, est en mauvais état. Donc on peut être d'accord sur le constat. Les raisons sont nombreuses. Citons le manque de médecins . La cause ? Le numerus clausus que Macron a supprimé il y a 2 ans. Juste un léger problème: il faut 10 ans pour former un toubib. J'aurais pu prendre le cas des infirmiers, c'est pareil, il faut 5 ans pour former un infirmier. Et vous pouvez accroître le nombre de lits en réa, s'il n'y a pas de personnel ... Seule avancée, de taille mais encore insuffisante, la revalorisation des salaires. Il faudra faire mieux mais il y a longtemps que les gouvernements successifs n'avaient rien fait. Ajoutons un personnel administratif pléthorique mais il faudra des années pour changer ça.
- enfin, le confinement ne servirait à rien. On a eu une période de confinement et la pandémie s'est réduite.
On y a mis fin et la pandémie a redémarré. Vous pouvez estimer que ça ne prouve rien, mais on peut considérer, au regard des courbes de chiffres que ça marche. Est- ce si extraordinaire de se confiner pendant une période d'1 mois pour essayer de refaire baisser la pression sur les services de réa ?
Je rectifie juste un point sur ce que j'ai surligné : on a déconfiné le 11/05, et il s'est écoulé plus de 3 mois avant que les hsopitalisation repartent à la hausse ; donc non, la pandémie n'a pas redémarré à la fin du confinement, il y a même eu de nombreux rassemblements (manifs, fête de la musique ...) qui n'ont engendré aucune reprise.
les "arguments à la con" sont pour moi les sophismes ou autres corrélations tirées par les cheveux, du genre "tout le monde confine, donc ce n'est pas idiot" ou "on a confiné, l'épidémie s'est réduite, donc le confinement est efficace"
Ben non, ça ne marche pas comme ça ; dans l'ordre, ce sont d'abord les preuves de l'existence de risques suffisamment importants pour prendre des mesures, puis les preuves d'efficacité de ces mesures qui justifient leur mise en oeuvre pour pallier à ces risques.
Les outils de mesure et process de dépistage ne permettent pas de prouver la réalité de ces risques, et l'efficacité du confinement n'est pas davantage prouvé scientifiquement, d'autant plus qu'il faudrait extrapoler les dommages collatéraux à plus long terme pour avoir une véritable balance bénéfices-risques.
De même, si le virus est saisonnier, la baisse des courbes n'a rien à voir avec l'efficacité de telle ou telle mesure.
Quant à faire baisser la pression sur les services de réa, ça veut dire quoi au juste ? si c'est juste arrêter d'accueillir à l'hôpital et laisser les éventuels malades s'aggraver chez eux voire y rester parce qu'il n'y a plus de place en réa, je ne vois pas où est le bénéfice ;
si ça veut dire qu'on fait le postulat que confiner réduit la contamination, ça reste encore à prouver dans un contexte où on peut encore faire ses courses, aller au travail etc etc
Bref on tourne en ront en oubliant l'essentiel ; la seule chose qui me parait avoir du sens est de soulager l'hôpital par le soin en amont, par les médecins de ville ; or on a décidé exactement l'inverse en reproduisant les erreurs initiales.
Pour le reste, je ne m'étends pas parce que ce n'est pas le sujet ; je n'ai parlé de dette que comme conséquence à la décision de confinement qui est pour moi une solution de dernier recours, et en fait un échec ; les meilleures solutions se trouvent en amont en évitant l'aggravation et donc l'hospitalisation. Et ce n'est pas un confinement + doliprane qui permet cela.
je ne pense pas qu'on puisse avoir une bonne vision d'ensemble en saucissonnant les problèmes, la dette, l'insuffisance de personnel soignant ... s'il est vrai que certains problèmes ne se solutionnent pas en 2 jours, il semble tout de même qu'on n'exploite pas pleinement toutes les ressources existantes (cliniques privées), et que le personnel de réanimation n'est pas constitué que de soignants qui requièrent 10 ans de formation. J'ai entendu dans une interview qu'il y avait surtout besoin de gros bras, pour pouvoir retourner les malades sur le ventre au cas où.