papibilou a écrit : 11 janvier 2026 12:08
gare au gorille a écrit : 11 janvier 2026 11:43
L'impuissance qu'impose l'U.E. à nos élus porte aussi une part de responsabilité dans la dégradation de notre pays. Si l'U.E. est faite sur mesure pour certains pays, elle s'avère je pense une catastrophe pour la France qui en tant que pays contributeur n'en tire aucun avantage, contrairement par exemple à l'Italie ou à certains pays de l'est. Par contre nous en subissons toutes les contraintes, l'immobilisme forcé face à certaines décisions qu'il nous est interdit de prendre face par exemple à l'ouverture en grand de notre marché intérieur offert à toutes les concurrences déloyales, face à l'impossibilité de protéger de certains secteurs d'activités, face au déferlement migratoire etc.
Tant que nos dirigeants élus se comportent en gentils toutous obéissants à toutes les décisions de la commission européenne ils ne servent plus à rien si ce n'est d'assumer un rôle d'apparat.
Quelques questions:
Nous avons du mal face à l'ouverture de nos frontières. C'est exact. Les autres pays européens, beaucoup moins. Pourquoi ?
Immobilisme ? Dans quel domaine ?
Protection de certains secteurs ? Oui, d'accord avec ça. Mais est ce le problème de l'UE ou de sa présidence ?
Toutous obéissants ? Non. Mais pas toujours entendus car la structure de notre économie ne se prête pas dans tous les domaines à une ouverture économique. Vous voulez un exemple ? Le secteur agricole c'est moins de 500 000 emplois. Le secteur du luxe, le double. Et ce dernier se porte bien justement par l'ouverture des frontières. Vous et moi aimerions que notre pays soit systématiquement bénéficiaire dans tous les domaines. Ça ne marche pas comme ça. Il y a toujours des secteurs qui profitent et d'autres qui sont sinistrés.
Votre obsession eurosceptique peut déboucher sur un affaiblissement formidable de notre pays que l'euro protège.
L'industrie allemande est mieux positionnée que la nôtre sur certains secteurs à haute valeur ajoutée. Elle bénéficie d'une image de marque (la qualité allemande). Elle peut vendre sa production assez cher, grâce à cette image de marque, elle s’accommode de coûts de production élevés. Les traités de libre-échange ne la gênent pas, bien au contraire : ils lui offrent de nouveaux débouchés à l'export.
Nous, nous avons les mêmes coûts de production, mais pas la même image de marque, pas la même compétitivité qualité : nous sommes donc laminés par la concurrence internationale. Et nous ne pouvons plus dévaluer pour préserver notre compétitivité prix.
D'autres pays (Italie, Espagne, pays de l'Est) ont des coûts de production moindre, et bénéficient de subventions importantes.
Jadis, nous avions certains services publics satisfaisants (je pense à EDF), mais ils ont été sacrifiés sur l'autel de la liberté de la concurrence.
Donc clairement, tous les pays ne sont pas égaux face à la construction européennes. Certains en ont bénéficié, pas nous.